Par ailleurs, sept personnes ont été arrêtées hier pour avoir projeté de provoquer des émeutes le 11 février, a annoncé le ministère des Renseignements dans un communiqué. « Sept personnes liées à des chaînes satellitaires contre-révolutionnaires et sionistes, et à la sédition ont été arrêtées », indique le texte, reproduit par les médias locaux. Selon le communiqué, les détenus sont liés à Radio Farda - chaîne financée par les États-Unis -, ont été entraînés à Dubaï et Istanbul, et « certains d'entre eux ont été recrutés par le service d'espionnage américain ».
Des dirigeants de l'opposition ont appelé leurs partisans à manifester lors du 31e anniversaire de la Révolution islamique, le 11 février, malgré les sévères mises en garde du pouvoir.
En outre, l'Iran a annoncé hier que les connexions Internet demeureraient lentes cette semaine en raison de problèmes techniques. Il a également reconnu que les communications par SMS étaient perturbées, faisant état de problèmes de logiciels. Depuis le début de la contestation de la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad en juin, Internet et les SMS ont été des canaux très efficaces utilisés par l'opposition pour organiser des rassemblements, ou diffuser des informations sur les manifestations.
Enfin, plus de 150 députés iraniens ont porté plainte contre Mir Hossein Moussavi, réclamant des poursuites judiciaires à l'encontre du chef de l'opposition pour son rôle dans les manifestations postérieures à la présidentielle du 12 juin, a rapporté samedi un journal iranien.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef