« La participation au rassemblement du 14 février cette année est peut-être plus importante que toutes les occasions qui nous avaient rassemblés auparavant », a estimé M. Hamadé dans une déclaration au site nowlebanon.com.
« Cette participation nous permettrait de consolider les résultats des élections, de renforcer l'immunité de nos institutions constitutionnelles et de consacrer nos libertés démocratiques, nos options indépendantistes et nos engagements arabes », a-t-il ajouté.
« Ce serait aussi l'expression de notre refus du suivisme et de tout aventurisme mettant en péril la sécurité du Liban », a-t-il dit.
Et le député de poursuivre : « Une présence massive serait à même de trancher le débat entre la culture de la liberté et celle de la violence. Si nous voulons des relations d'égal à égal entre le Liban et la Syrie, notre devoir est d'exprimer cela le 14 février. Si nous voulons réellement parvenir à l'édification de l'État, au lieu de glisser vers la paralysie que nous vivons aujourd'hui, c'est le rassemblement du 14 février qui en est le point de départ. Et si nous voulons que la décision de guerre et de paix soit aux mains du pouvoir légal et que les armes soient placées sous la supervision de l'armée, nous devons nous rencontrer autour du mausolée (de Rafic Hariri) le 14 février. »
« Dire que le 14 février est une occasion pour être ou ne pas être serait certes une exagération. Mais je peux affirmer que ce jour-là, nous pourrions préserver ou, au contraire, perdre le printemps éternel du Liban », a encore dit M. Hamadé, le but étant selon lui d'empêcher « un retour à la situation d'avant 2005 ».
« La révolution du Cèdre se poursuit. Elle ne peut que se poursuivre, car le Liban a besoin d'une révolution politique et culturelle permanente », a-t-il lancé.
« La présence à la place des Martyrs le 14 février prochain est d'une part un acte de fidélité aux martyrs et, de l'autre, un appel aux hommes libres du Liban pour qu'ils consolident leur seconde indépendance en dépit de la contre-offensive qu'elle a eu à subir ces dernières années, dès avant le 7 mai (2008) », a-t-il ajouté.
Interrogé sur le point de savoir si les partisans druzes du PSP allaient participer massivement au rassemblement de cette année, M. Hamadé a répondu : « Les druzes sont d'abord des Libanais. Aux côtés de leurs frères de tous les partis et de toutes les confessions, ils avaient déclenché la révolution du Cèdre. Ce sont des gens de grande fidélité et la fidélité à Rafic Hariri est un devoir le 14 février. »
« Il n'y a pas de veto à la participation de personnalités de tous bords à l'occasion du 14 février. Tout le monde est le bienvenu, mais il s'agit d'une occasion dont la signification et l'objectif sont notoires », a-t-il dit.
Enfin, sur la tonalité des discours attendus cette année, il a souligné que « les accusations sont laissées au Tribunal international ». « La situation politique est certes plus calme aujourd'hui, mais le calme ne signifie pas que l'on accepte de revenir à l'ère de la tutelle ou d'abandonner nos valeurs démocratiques », a-t-il conclu.

