Lutte antiterroriste : Washington menace de contourner l’Union européenne
OLJ /
le 06 février 2010 à 23h30
Les États-Unis ont menacé de ne plus travailler avec les institutions de l'UE sur la question des échanges de données bancaires pour la lutte antiterroriste, en cas de veto du Parlement européen la semaine prochaine à un accord controversé sur cette question. La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a pris l'initiative d'appeler elle-même le président du Parlement européen Jerzy Buzek et la haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, pour leur faire part de l'inquiétude des États-Unis en cas de rejet de cet accord, selon une source européenne. Le Parlement pourrait rejeter la semaine prochaine, lors d'un vote prévu jeudi à Strasbourg, l'accord qui permet aux autorités américaines d'accéder aux informations du réseau interbancaire Swift. Selon de nombreux parlementaires européens, cet accord n'offre pas assez de garanties pour la protection de ces données privées. Ils y voient une intrusion excessive. « Ce serait une énorme déception pour nous » si le Parlement rejetait cet accord, a insisté l'ambassadeur américain auprès de l'UE, William Kennard, en suggérant que Washington pourrait alors négocier de façon bilatérale avec les États européens pour continuer à en profiter. « Un échec de l'accord temporaire actuellement en vigueur pourrait mettre en péril notre partenariat en vue de contrecarrer des réseaux terroristes dans un avenir proche », a-t-il mis en garde. Les gouvernements de l'Union européenne sont tombés d'accord le 30 novembre pour signer un accord intérimaire permettant aux États-Unis de continuer à consulter les données bancaires de leurs citoyens dans le cadre du programme de surveillance du financement du terrorisme.
Les États-Unis ont menacé de ne plus travailler avec les institutions de l'UE sur la question des échanges de données bancaires pour la lutte antiterroriste, en cas de veto du Parlement européen la semaine prochaine à un accord controversé sur cette question. La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a pris l'initiative d'appeler elle-même le président du Parlement européen Jerzy Buzek et la haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, pour leur faire part de l'inquiétude des États-Unis en cas de rejet de cet accord, selon une source européenne.Le Parlement pourrait rejeter la semaine prochaine, lors d'un vote prévu jeudi à Strasbourg, l'accord qui permet...
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