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Liban

Malaise persistant après la polémique entre le mufti et Hoss

Le malaise persiste au sein de la communauté sunnite à la suite de la polémique qui a éclaté entre le mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani, et l'ancien Premier ministre Sélim Hoss. Celui-ci, rappelle-t-on, avait adressé au début de la semaine une lettre ouverte au mufti, l'invitant à apporter la preuve du caractère infondé des accusations lancées contre lui ou, à défaut, à démissionner. Cheikh Kabbani, rappelle-t-on, est la cible depuis quelque temps d'une campagne menée contre lui par des milieux de l'opposition qui l'accusent d'« abus de pouvoir », impliquant notamment son fils. Le Conseil supérieur chérié musulman a formé une commission pour faire la lumière sur cette affaire.
Dans la journée d'hier, le chef du bureau politique de la Jamaa islamiya, Azzam Ayoubi, a mis l'accent sur la nécessité de mettre fin au débat autour de Dar el-Fatwa, déplorant le climat de « tension communautaire exacerbée qui empêche un dialogue rationnel ». Il a indiqué dans ce cadre que la Jamaa soutient la démarche du Conseil supérieur chérié islamique qui s'est saisi de cette affaire et qui a chargé, a-t-il précisé, des institutions financières spécialisées d'effectuer un audit. Il a invité notamment M. Hoss, qui est un des membres de ce Conseil, à mettre fin à la polémique « pour qu'elle ne soit pas exploitée par d'autres à des fins privées ».
Tard dans la soirée de mardi, rappelle-t-on, M. Hoss s'était dit surpris, dans un communiqué, du fait que le mufti ait réagi à ses propos, « mais sans répondre aux accusations terribles qui lui avaient été adressées et qui avaient terni sa réputation ». « Je ne dirai pas plus », avait indiqué M. Hoss, rappelant qu'il avait adressé le 16 décembre 2009 une lettre écrite au mufti, avec des copies au Premier ministre et aux anciens chefs de gouvernement, lui demandant d'intenter un procès en diffamation à ses détracteurs. « Je n'ai reçu aucune réponse à cette lettre. Comment pouvez-vous, aujourd'hui, trouver ignoble une note franche et correcte ? » a-t-il dit en s'adressant au mufti.
M. Hoss s'est interrogé sur le point de savoir pourquoi cheikh Kabbani ne poursuit pas ses détracteurs en justice « s'il est vraiment innocent ». « Si vous êtes incapable de vous disculper, comment pourriez-vous préserver votre dignité et celle des musulmans ? » lui a-t-il asséné.
Le malaise persiste au sein de la communauté sunnite à la suite de la polémique qui a éclaté entre le mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani, et l'ancien Premier ministre Sélim Hoss. Celui-ci, rappelle-t-on, avait adressé au début de la semaine une lettre ouverte au mufti, l'invitant à apporter la preuve du caractère infondé des accusations lancées contre lui ou, à défaut, à démissionner. Cheikh Kabbani, rappelle-t-on, est la cible depuis quelque temps d'une campagne menée contre lui par des milieux de l'opposition qui l'accusent d'« abus de pouvoir », impliquant notamment son fils. Le Conseil supérieur chérié musulman a formé une commission pour...
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