Il a également affiché les ambitions de l'Iran dans le domaine spatial : « Nous allons envoyer un satellite à 500 kilomètres. Les étapes suivantes sont 700 et 1 000 km. Chacun sait qu'atteindre une orbite de 1 000 km permet ensuite d'atteindre toutes les orbites ». Les autorités iraniennes ont présenté une nouvelle fusée spatiale en cours d'assemblage, baptisée Simorgh (Phoenix). Simorgh, longue de 27 m pour un diamètre de 2,5 m, pèse 85 tonnes et possède quatre moteurs. Elle est destinée à mettre d'ici à deux ans un satellite de 100 kilos sur une orbite de 500 km, a précisé le ministre de la Défense, le général Ahmad Vahidi, lors des cérémonies. Hier, Téhéran a également officiellement dévoilé trois nouveaux satellites en construction ou en projet. Il s'agit de deux satellites d'observation, Tolou (Aurore) et Navid (Promesse), dont la mission est de prendre des photos de la terre. « Tolou est un satellite de 100 kilos et doit être placé sur orbite à 500 km d'altitude dans environ trois ans », a déclaré le général Vahidi. Le troisième satellite, Mesbah-2, est un satellite de télécommunications en orbite basse. Les États-Unis et la France ont déploré le lancement effectué hier. « Un lancement comme celui-là est évidemment un acte de provocation », a estimé un porte-parole de la Maison-Blanche. Paris a exprimé quant à elle sa « grande préoccupation », relevant que les « lanceurs spatiaux et les missiles balistiques utilisaient des technologies communes ». Les Occidentaux avaient déjà exprimé par le passé leurs inquiétudes, estimant que les capacités spatiales de l'Iran pouvaient être utilisées à des fins militaires. Les précédents lancements d'une fusée de type Kavoshgar avaient eu lieu en février et novembre 2008. L'Iran avait par ailleurs placé en orbite son premier satellite, baptisé Omid (Espoir), à l'aide de sa fusée Safir-2 à l'occasion du 30e anniversaire de la révolution islamique le 2 février 2009.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef