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Sport - Football - Mercato Hivernal

L’hiver au chaud pour les clubs français

C'est un peu le mercato des coups ratés. Tous les gros ou presque du championnat de France ont tenté en vain de trouver la perle rare pour améliorer quelque peu leur quotidien.

Erding et Hoareau suffiront-ils pour sauver le PSG ? Les dirigeants ont eu les yeux plus gros que le ventre en voulant engager de grosses pointures, mais finalement le club de la capitale devra se contenter de ce qu’il a pour continuer une saison bien mal entamée. Philippe Desmazes/AFP

Hormis Bordeaux, qui n'en a pas vraiment besoin, les trois autres clubs majeurs du championnat ont tous espéré décrocher la timbale pendant le mois qui vient de s'écouler. Lyon a un temps cru pouvoir faire venir le Mancunien Anderson, accueillir le vétéran Pirès ou héberger le remplaçant Flamini. Au final, l'OL a déboursé quelque 10 millions d'euros pour un défenseur croate, Dejan Lovren, talentueux au dire des observateurs, mais qui s'apparente plus à un choix d'avenir qu'à une solution à court terme, qui aurait semblé utile au vu des errances défensives lyonnaises (blessures, méforme...) depuis le début du championnat.
Marseille, aussi, a cru tenir son joker. Mais les atermoiements des dirigeants ont fâché le Brésilien Mancini, pourtant collé au banc de l'Inter et qui aurait pu voir là une porte de sortie intéressante pour relancer sa carrière. Le laps de temps mis par le président Dassier (par manque d'expérience ?) pour confirmer son intérêt n'a pas plu et l'Auriverde s'en est finalement allé... de l'autre côté de la cité lombarde. Seule piste avérée durant le mois de janvier, l'ex-star de la Roma aurait dû remplacer dans les cœurs phocéens Valbuena et Ben Arfa, peu convaincants aux yeux de Didier Deschamps. Car Marseille avait l'ambition d'alléger son effectif en janvier et de le bonifier qualificativement. C'est raté, faute de propositions pour le premier, et pour cause de revers d'attitude concernant le second. Les prestations des deux hommes ces derniers matches démontrent en tout cas que l'OM n'a peut-être pas si mal fait de les conserver.
À Paris, enfin, on a rêvé de grands noms. De Brésilien aux dribbles chaloupés (Anderson), de Batave aux frappes surpuissantes (Babel), de Français perdu dans des grands clubs (Ménez), voir d'exotisme parfois (Ugur Boral), et puis on a regardé le portefeuille pour s'apercevoir que tout ces noms étaient inaccessibles, même si sur la fin, Paris a semble-t-il quelque peu délié les cordons de la bourse. Il faut dire qu'avec la 14e place désormais occupée en championnat, les dirigeants ont dû finir par entendre les appels au secours d'Antoine Kombouaré, réclamant une rallonge salutaire.

Ils se sont activés
Si les gros n'ont donc pas trouvé chaussure à leur pied, d'autres se sont activés sur le marché. À commencer par les cancres du championnat, contraints de trouver des solutions pour encore croire au maintien. Boulogne par exemple a misé gros pour renforcer son attaque (Kapo, Lorca, Yatabaré). Le Mans, aussi, s'est activé (Adbi, Ouali, Thomert, Narry). Nice a investi (Digard, Civelli) pour tenter de sauver ce qui s'annonce comme une saison catastrophe, alors que Saint-Étienne avait un peu anticipé dès décembre (Diakhaté).
Reste ceux qui ont juste peaufiné, ajusté, poli, réglé leur effectif. Lille et Toulouse sont à ranger dans cette catégorie. Le LOSC, confronté aux blessures à répétition de Plestan, s'est fait prêter le Portugais Ricardo Costa. Toulouse, qui cherchait un pourvoyeur de ballons à Gignac, a engagé le Turc Kazim. Monaco, au vu de l'échec Gudjohnsen, a misé sur Maazou, alors que Lorient a engagé un défenseur (Bourillon) et un attaquant (Dubarbier).

Hormis Bordeaux, qui n'en a pas vraiment besoin, les trois autres clubs majeurs du championnat ont tous espéré décrocher la timbale pendant le mois qui vient de s'écouler. Lyon a un temps cru pouvoir faire venir le Mancunien Anderson, accueillir le vétéran Pirès ou héberger le remplaçant Flamini. Au final, l'OL a déboursé quelque 10 millions d'euros pour un défenseur croate, Dejan Lovren, talentueux au dire des observateurs, mais qui s'apparente plus à un choix d'avenir qu'à une solution à court terme, qui aurait semblé utile au vu des errances défensives lyonnaises (blessures, méforme...) depuis le début du championnat.Marseille, aussi, a cru tenir son joker. Mais les atermoiements des dirigeants ont...
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