Rechercher
Rechercher

Liban

« Lebanon 2020 » ou le Liban de demain

De quel Liban rêvons-nous ? Quel Liban offrons-nous à nos jeunes ? Des questions légitimes que se pose tout citoyen soucieux d'un Liban meilleur. Mais vu le climat qui règne dans le pays, l'apathie de la population, sa résignation et parfois même sa soumission, peut-on encore oser et aspirer au changement ?
« Certainement », estime un groupe de Libanais, réunis à l'initiative de Fadi Nahas. Au lendemain des dernières législatives de 2009, cet homme d'affaires libanais vivant à Istanbul a décidé d'agir. Las des paroles et des promesses vaines des leaders politiques, et vu le désenchantement qui prévalait durant la période qui a suivi les élections, il a décidé de réunir dans le cadre du projet « Lebanon 2020 » quelque cent Libanais de différents bords politiques, résidant au Liban ou à l'étranger. Leur point commun ? Un amour incommensurable pour leur pays.
Ce groupe, dont le noyau est composé de Fadi Nahas, Sam Hamdan, président de la société de consultations Global Leadership Team, Sami Nader, économiste et consultant financier, et Michel Elefteriades, compositeur et homme d'affaires, s'est réuni pour la première fois en novembre dernier à l'hôtel al-Bustan avec à l'ordre du jour « la recherche de solutions innovatrices aux défis réels rencontrés dans les secteurs social, environnemental et économique ».
Placé sous le thème « Notre avenir, inspiré par notre peuple », ce « sommet » national a identifié dix secteurs d'interventions. Ils ont été annoncés au cours d'une rencontre à bâtons rompus organisée hier à l'hôtel Albergo. Il s'agit, comme le souligne Sam Hamdan, d'encourager les innovations libanaises, de mettre en place un Conseil des jeunes, de renforcer les relations avec les diasporas libanaises, d'établir un nouveau réseau de médias, d'encourager l'éducation basée sur la concurrence, de systématiser le recours à la technologie, d'instaurer un leadership pour l'environnement, de faire de Beyrouth la capitale de la créativité et un centre financier, et de renforcer l'économie touristique.
Se basant sur le film The curious case of Benjamin Button ou L'étrange histoire de Benjamin Button, et plus précisément la scène de l'horloger qui monte une horloge à l'envers dans l'espoir que le temps l'inverse et que son fils mort durant la guerre lui revienne, ou encore l'histoire de Benjamin qui traverse sa vie en rajeunissant, Sam Hamdan met l'accent sur « la jeunesse qui constitue le pilier de la vie ». « Lebanon 2020 représente cela, poursuit-il. C'est un appel pour imaginer l'avenir du Liban et inspirer un meilleur présent pour notre nation. »
« Nous sommes des do-tanks, l'ère des think-tanks étant révolue », insiste pour sa part Fadi Nahas, qui déclare que, dans le cadre du sommet de « Lebanon 2020 », une initiative a déjà vu le jour. Baptisée « Abraham Path » ou « Le sentier d'Ibrahim », elle regroupe Jamil Mouawad, Maxime Chaaya, May et Fayçal el-Khalil. Il s'agit d'un itinéraire touristique qui passe dans des régions touristiques du Liban, comme la vallée de Qadisha et la réserve du Chouf, mais aussi dans des régions à conflits « avec pour objectif, celui de créer des économies en commun et un espace de dialogue et de paix », explique Fadi Nahas. Outre le Liban, ce sentier qui suit les pas d'Ibrahim passera notamment par la Turquie, la Jordanie, Israël, l'Égypte et la Syrie.
« L'important, c'est d'avoir un espace où l'on peut rêver », indique pour sa part Sami Nader. « Au cours des dernières années, nous avons souffert à ce niveau, ajoute-t-il. Nous ne pouvons plus rêver, nos rêves se sont brisés ou encore les autres rêvaient à notre place. L'idée de ce projet est de trouver un espace où nous pouvons rêver tous ensemble. Nous sommes engagés à nous réunir tous les ans, pour rêver ensemble, et puis chacun exécute ce même rêve à sa façon. »
« Notre agenda et nos projets seront réalistes, affirme de son côté Michel Elefteriades. Nous allons compter beaucoup sur la diaspora et collaborerons avec les amis du Liban et le secteur privé, d'autant qu'il s'agit de l'un des plus forts secteurs de la région. » Et de déplorer une « politique oximorique » où « les seigneurs du confessionnalisme prêchent pour la déconfessionnalisation, les voleurs parlent de transparence... »
Vont-ils réussir ? « Nous sommes réalistes et nous savons que rien n'aura changé d'ici à l'année prochaine. Mais il est sûr que nous ne baisserons pas les bras. C'est notre promesse. »

N. M.

De quel Liban rêvons-nous ? Quel Liban offrons-nous à nos jeunes ? Des questions légitimes que se pose tout citoyen soucieux d'un Liban meilleur. Mais vu le climat qui règne dans le pays, l'apathie de la population, sa résignation et parfois même sa soumission, peut-on encore oser et aspirer au changement ?« Certainement », estime un groupe de Libanais, réunis à l'initiative de Fadi Nahas. Au lendemain des dernières législatives de 2009, cet homme d'affaires libanais vivant à Istanbul a décidé d'agir. Las des paroles et des promesses vaines des leaders politiques, et vu le désenchantement qui prévalait durant la période qui a suivi les élections, il a décidé de...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut