Une tigresse allaitant trois porcelets dans un zoo en Thaïlande. Sukree Sukplang/Reuters
Le déclin régional est à la mesure de la situation mondiale, puisqu'il n'existerait plus au total que 3 000 tigres, contre 20 000 dans les années 80 et 100 000 il y a un siècle.
« Aujourd'hui, la population des tigres sauvages est à un seuil critique », a affirmé la WWF avant la célébration de l'entrée dans l'année chinoise du Tigre, le 14 février.
« Des actes décisifs doivent être pris pour que cette sous-espèce mythique (le tigre d'Indochine) n'atteigne pas le point de non-retour », a ajouté Nick Cox, coordinateur pour le WWF du programme pour les tigres dans le Grand Mékong.
La médecine traditionnelle chinoise est grande consommatrice de produits issus des tigres, qui sont menacés par ailleurs par l'industrialisation et la réduction des espaces forestiers dans lesquels ils vivent.
« Il y a un potentiel d'extinction locale des tigres au Vietnam, au Laos et au Cambodge d'ici à la prochaine année du Tigre, en 2022, si nous ne faisons rien pour les protéger », a insisté Nick Cox. Selon lui, chacun de ses pays compte une trentaine de félins. Les autres vivent dans les massifs montagneux à cheval entre Birmanie et Thaïlande.
Un sommet sur la sauvegarde de l'animal est prévu en septembre prochain à Vladivostok (extrême est de la Russie). « Nous avons une opportunité unique de galvaniser la volonté et l'action politique pour renverser la tendance, a estimé Mike Baltzer, patron du programme mondial pour les tigres à la WWF.
Mais pour ça, nous devons cesser le trafic de morceaux de tigres et le braconnage, et nous devons protéger l'habitat du tigre. »

