De son côté, le solde primaire a enregistré un excédent de 1,1 milliard de dollars, en hausse de 80,6 % par rapport à 2008. En termes relatifs, l'excédent primaire a également largement progressé, passant de 6 % du total des dépenses publiques fin 2008 à 9,46 % du total de ces dépenses fin 2009.
Les dépenses
Toujours selon le ministère des Finances, on note une progression de 14,8 % des dépenses publiques, qui se sont élevées à 11,4 milliards de dollars en 2009.
Plus précisément, les dépenses budgétaires ont augmenté de 18,6 % à 8,64 milliards de dollars. Cette progression est notamment le résultat de la hausse de 28,7 % des versements d'intérêts rémunérant la dette interne qui se sont élevées à 2,4 milliards de dollars sur l'ensemble de l'année 2009. Les paiements d'intérêts rémunérant la dette externe ont, quant à eux, augmenté de seulement 0,5 %, à 1,4 milliard de dollars. Au total, le service de la dette s'est alourdi de 14,8 % à 4,04 milliards de dollars ou 35,5 % du total des dépenses publiques.
De leur côté, les dépenses du Trésor se sont élevées à 2,41 milliards de dollars, en hausse de 4,2 % sur un an. Dans cette catégorie, on note toutefois un recul de 13,3 % des transferts aux municipalités qui ont totalisé 302 millions de dollars, et d'une diminution de 7,1 % des transferts à l'Électricité du Liban (EDL). Ces transferts ont en effet totalisé près de 1,5 milliard de dollars en 2009, contre plus de 1,6 milliard de dollars l'année précédente. Ce recul est notamment le résultat de la baisse des cours mondiaux de pétrole. Il est aussi à noter que les transferts ont lieu généralement dans un délai de six à neuf mois suivant l'achat des produits pétroliers, ce qui explique en partie cette baisse. Il n'en reste pas moins que les transferts à l'EDL ont représenté l'an dernier 54,6 % du total des dépenses du Trésor et 13,2 % de l'ensemble des dépenses de l'État.
Les recettes
La hausse de 14,8 % des dépenses publiques a toutefois été compensée par une augmentation importante des recettes publiques. Celles-ci ont bondi de 20,4 % en 2009, totalisant 8,44 milliards de dollars. Cette amélioration est notamment le résultat de la hausse substantielle des recettes fiscales qui ont grimpé de 24 % fin 2009, à 5,95 milliards de dollars. En détail, les recettes douanières ont progressé de 67,8 % à 1,77 milliard de dollars tandis que les recettes provenant de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ont augmenté de 11,8 % à 1,92 milliard de dollars, soit 32,2 % du total des recettes fiscales et 22,7 % de l'ensemble des recettes publiques. Parmi les autres postes de recettes fiscales ayant largement contribué à la hausse des revenus de l'État, figurent les droits d'accise sur l'essence, dont le montant global a atteint 662,8 millions de dollars fin 2009, contre 74,5 millions de dollars un an plus tôt, enregistrant ainsi une croissance de 790 % sur un an.
En parallèle, les recettes non fiscales ont progressé de 17,5 % à 2,04 milliards de dollars fin 2009, grâce à une hausse de 18,5 % des transferts provenant du secteur des télécoms, qui ont totalisé à eux seuls 1,36 milliard de dollars.
Les recettes du Trésor ont, quant à elles, reculé de 11,8 % l'an dernier, à 443,7 millions de dollars, contre 502,7 millions de dollars un an plus tôt.

