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Économie - Liban - Finances Publiques

El-Hassan : Le gouvernement pourrait procéder à une hausse des impôts

La ministre des Finances Raya el-Hassan a rencontré plusieurs responsables français, en marge de la visite officielle du Premier ministre Saad Hariri à Paris.

Raya el-Hassan aux côtés de Saad Hariri, lors d’une rencontre avec Laurence Parisot, présidente du Medef, le rassemblement des patrons français. Éric Piermont/AFP

Dans un entretien accordé hier au magazine al-Chirah, la ministre des Finances Raya el-Hassan a indiqué que l'élaboration du budget 2010 sera bientôt finalisée, affirmant que seuls les budgets des ministères du Transport et des Travaux publics ainsi que de l'Eau et de l'Énergie n'ont pas encore été mis au point. « Il s'agit uniquement d'une question de temps, mais il n'existe aucune entrave (...) », a-t-elle ainsi souligné.
La ministre des Finances a en outre indiqué que le gouvernement pourrait éventuellement procéder à une hausse des impôts afin d'augmenter les recettes de l'État et de résoudre ainsi les nombreux problèmes « en suspens depuis 12 ans, que le gouvernement s'est engagé à prendre en charge, qu'il s'agisse de l'électricité, du transport ou de l'environnement ». Elle a toutefois affirmé qu'aucune hausse de taxes n'aura lieu avant que le montant global des dépenses nécessaires au financement de ces projets ne soit clairement évalué.
Mme el-Hassan a, par ailleurs, défendu le principe de la privatisation, soulignant qu'il s'agit d'un moyen efficace pour augmenter la productivité de certains secteurs. Réfutant l'idée défendue par certains responsables selon laquelle ce processus aboutirait à une liquidation des actifs de l'État, elle a déclaré être favorable à une restructuration de quelques secteurs-clés, comme celui de l'électricité, avant toute opération de privatisation.
Au sujet de l'aide accordée par la France dans le cadre de Paris III et le report d'un an de l'octroi de la deuxième tranche, dont le montant s'élève à 225 millions de dollars, Mme el-Hassan a souligné que le report a eu lieu à la demande des autorités libanaises dans le but d'accorder au gouvernement un plus grand délai pour l'application des réformes conditionnant l'octroi de cette aide.
La ministre des Finances a, par ailleurs, démenti les informations selon lesquelles la visite du Premier ministre, Saad Hariri, en France visait à réétudier l'ensemble du programme économique de Paris III, réitérant l'engagement du gouvernement actuel à l'application de ce plan élaboré fin 2006.
Au sujet des caisses de l'État, notamment la Caisse des déplacés et la Caisse du Sud, Mme el-Hassan a déclaré être en faveur de leur fermeture définitive, rappelant la décision prise en ce sens il y a trois ans par le cabinet de Fouad Siniora. Celle-ci n'avait toutefois pas fait son chemin, faute d'accord politique. Mme el-Hassan a ainsi souligné la nécessité d'une entente sur le plan interne pour régler ce problème.
Quant à la réforme de la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS), la ministre des Finances a souligné l'existence d'un plan, imputant le retard dans son application à la structure actuelle de l'institution. « Nous devons toutefois trouver une solution radicale à ce problème, d'autant que nous bénéficions à ce niveau d'un soutien technique de la part de la Banque mondiale », a-t-elle ajouté.
La ministre a souligné, par ailleurs, au sujet du blanchiment d'argent que ce genre de pratiques « ne sont pas aussi répandues qu'on ne le pense », saluant les efforts déployés par la commission chargée de lutter contre le blanchiment d'argent au sein de la Banque du Liban (BDL). Mme el-Hassan a dévoilé, par ailleurs, l'existence d'une aide italienne pour soutenir les efforts visant à lutter contre la fraude massive des cartes bancaires, qui avait touché plusieurs banques du pays en novembre dernier.
Enfin, au sujet de l'excès de liquidités détenues par le secteur bancaire, la ministre des Finances a souligné la nécessité de trouver des moyens d'investir cet excès pour éviter qu'il ne se transforme en fardeau pour le secteur bancaire et l'État. « Si nous arrivons à canaliser ces liquidités dans des projets d'investissement à travers le secteur privé, cela constituera un rendement important pour les banques » et dopera la croissance, a-t-elle ainsi affirmé.

Les entrevues en France
Par ailleurs, la ministre des Finances a rencontré, en marge de la visite du Premier ministre Saad Hariri à Paris, plusieurs responsables français avec lesquels elle a discuté d'une éventuelle assistance technique aux réformes entreprises au sein de son ministère. Mme el-Hassan a ainsi rencontré la présidente de l'Agence de coopération technique internationale des ministères chargés de l'Économie et du Budget (Adetef), Agnes Arcier. Elle s'est, par ailleurs, entretenue avec le directeur général du Trésor et de la Politique économique, Ramon Fernandez, avec lequel elle a notamment discuté de l'avancement dans l'application des réformes de Paris III. La ministre el-Hassan a également conféré avec le ministre français du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, Éric Woerth.
Dans un entretien accordé hier au magazine al-Chirah, la ministre des Finances Raya el-Hassan a indiqué que l'élaboration du budget 2010 sera bientôt finalisée, affirmant que seuls les budgets des ministères du Transport et des Travaux publics ainsi que de l'Eau et de l'Énergie n'ont pas encore été mis au point. « Il s'agit uniquement d'une question de temps, mais il n'existe aucune entrave (...) », a-t-elle ainsi souligné.La ministre des Finances a en outre indiqué que le gouvernement pourrait éventuellement procéder à une hausse des impôts afin d'augmenter les recettes de l'État et de résoudre ainsi les nombreux problèmes « en suspens depuis 12 ans, que le gouvernement s'est...
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