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Liban

Souhaid dresse un bilan des succès et des failles du 14 Mars

Le coordinateur du secrétariat général du 14 Mars, l'ancien député Farès Souhaid, a donné au Centre Issam Farès pour les affaires libanaises une conférence ayant pour thème « Les succès, les failles et l'avenir des forces du 14 Mars ».

Dans un mot de présentation, le directeur du centre, l'ambassadeur Abdallah Abou Habib, a notamment souligné que « les forces du 14 Mars ont réussi à réaliser un certain nombre d'acquis et d'objectifs, mais dans le même temps, elles ont échoué dans la réalisation de certains autres objectifs ». M. Abou Habib a notamment souligné dans ce cadre que « le 14 Mars a réussi à mobiliser de vastes parties de la population libanaise, de même qu'il a réussi, grâce à son assise populaire et au soutien international, à obtenir le retrait des forces syriennes, sans compter qu'il a enregistré des victoires lors des élections parlementaires de 2005 et 2009 ».
Prenant à son tour la parole, Farès Souhaid a souligné d'emblée que « le mouvement du 14 Mars est dans une situation acceptable, même s'il ne se porte pas tout à fait bien ». Il a toutefois relevé que malgré le repositionnement de Walid Joumblatt, « la solidarité islamo-chrétienne est toujours palpable dans une large mesure grâce à la poursuite de la profonde entente entre deux courants fondamentaux, le courant de l'option historique de l'Église maronite et le Courant du futur ». « L'opinion publique indépendantiste reste ferme sur ses positions, comme l'ont démontré les élections syndicales et universitaires », a déclaré M. Souhaid qui a souligné que le rassemblement du 14 février revêtira cette année « une importance exceptionnelle dans la mesure où il reflétera le maintien de la solidarité islamo-chrétienne ».
Se livrant à une autocritique, M. Souhaid a déclaré que « le rassemblement du 14 Mars paraît avoir, dans l'étape actuelle, une capacité limitée à prendre des initiatives pour faire avancer le mouvement indépendantiste, de manière à concrétiser ses deux slogans "Le Liban d'abord" et "Le passage vers l'État" ». « Cela est dû aux contraintes imposées par le gouvernement de coalition qui est le fruit du rapprochement syro-saoudien », a déclaré M. Souhaid qui a souligné que « tout ce que le 14 Mars peut faire dans les circonstances présentes est de consolider la solidarité islamo-chrétienne dans ses rangs ».
Après avoir souligné que l'indépendance acquise en 2005 a « consacré l'option prise par le patriarche maronite entre 1990 et 2005 », M. Souhaid a souligné qu'à la fin de 2005, la conjonction de trois facteurs a permis d'aboutir au retrait syrien : la solidarité islamo-chrétienne qui a été tissée avec patience et persévérance durant les années de la tutelle (syrienne) ; l'émergence d'une nouvelle opinion publique et d'une identité nationale qui se sont exprimées par le grand rassemblement de plus d'un million de Libanais (le 14 mars 2005) à la place des Martyrs ; et, enfin, la résolution 1559 du Conseil de sécurité. M. Souhaid a souligné sur ce plan que « le 14 Mars n'a pas suffisamment mis à profit ces trois facteurs qui ont fait sa force, ce qui a eu pour résultat d'entraîner le 14 Mars dans une impasse qui s'est plus particulièrement manifestée durant la période comprise entre le 7 mai 2008 et le 7 juin 2009 ».
Après avoir souligné que le rapprochement syro-saoudien avait permis à la Syrie d'affirmer que « la phase du 14 Mars est dépassée », M. Souhaid a prôné le lancement d'une « initiative qui puiserait sa source de l'opinion publique indépendantiste au sein de la société civile, de manière à définir une vision culturelle et politique de la situation présente, et de ce que devrait être l'avenir du Liban, en tenant compte de la nécessité d'une ouverture sur le monde arabe et sur la communauté internationale afin de s'engager sur la voie de la paix ».

Réponse à Aoun
Sur un autre plan, dans un communiqué de presse, M. Souhaid a répondu au général Michel Aoun qui a souligné en début de semaine que la table de dialogue n'a pas sa raison d'être si elle doit débattre des armes du Hezbollah « dans la mesure où une quasi-unanimité s'est dégagée au sujet de ces armes », selon M. Aoun. Qualifiant les propos du chef du CPL de « graves », M. Souhaid a insisté sur le fait que le seul dossier qui devrait être discuté dans le cadre de la conférence de dialogue est celui des armes du Hezbollah, soulignant que l'arsenal militaire du parti chiite « est un sujet de discorde national et ne fait nullement l'objet d'un consensus ». Et M. Souhaid de conclure que les armes du Hezbollah constituent « un facteur de faiblesse pour le Liban car, de par leur effet, ils portent atteinte au pace de coexistence ».
Dans un mot de présentation, le directeur du centre, l'ambassadeur Abdallah Abou Habib, a notamment souligné que « les forces du 14 Mars ont réussi à réaliser un certain nombre d'acquis et d'objectifs, mais dans le même temps, elles ont échoué dans la réalisation de certains autres objectifs ». M. Abou Habib a notamment souligné dans ce cadre que « le 14 Mars a réussi à mobiliser de vastes parties de la population libanaise, de même qu'il a réussi, grâce à son assise populaire et au soutien international, à obtenir le retrait des forces syriennes, sans compter qu'il a enregistré des victoires lors des élections parlementaires de 2005 et 2009 ».Prenant à son...
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