Un responsable étudiant proche de l'opposition a été condamné à huit ans et demi de prison pour avoir porté atteinte à la sécurité nationale et « insulté » les dirigeants de la République islamique, selon son avocat cité hier par l'agence Fars. Majid Tavakoli avait été arrêté le 7 décembre lors de manifestations antigouvernementales organisées sur différents campus universitaires à Téhéran, à l'occasion de la « Journée de l'étudiant » commémorant la répression de la police du shah contre l'opposition étudiante en 1953. M. Tavakoli avait déjà passé 15 mois en prison après avoir été arrêté et condamné en 2007 sous l'accusation d'avoir insulté la religion et les dirigeants du pays dans des publications étudiantes.
Téhéran continue à rejeter de facto le compromis de l'AIEA
L'Iran a une nouvelle fois demandé à l'AIEA un échange simultané de son uranium faiblement enrichi contre de l'uranium fortement enrichi, en petites quantités successives, Téhéran continuant ainsi à rejeter de facto le compromis proposé par l'agence, a-t-on appris hier de sources diplomatiques. Cette demande a été reformulée verbalement lors de la deuxième semaine de janvier au cours d'une rencontre entre le nouveau directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, Yukiya Amano, et le représentant permanent de l'Iran auprès de l'AIEA, Ali Asghar Soltanieh, selon les mêmes sources. De son côté, l'AIEA a affirmé hier que l'offre faite à Téhéran d'enrichir l'uranium iranien à l'étranger était « toujours sur la table ». « Nous espérons qu'un accord puisse être trouvé le plus rapidement possible entre les parties concernées, qui contribuera à établir la confiance », a souligné l'AIEA.
La République islamique dévoilera trois nouveaux satellites en février
L'Iran va dévoiler trois nouveaux satellites ou projets de satellites début février à l'occasion de l'anniversaire de la révolution islamique, a annoncé le ministre des Télécommunications, Reza Taghipour, cité hier par les médias locaux. Deux de ces satellites ont déjà été construits. L'un baptisé « Ya Mahdi » est un « satellite expérimental destiné à tester une caméra et des équipements de télécommunications », a-t-il précisé à l'agence de presse ISNA. M. Taghipour n'a pas donné de détails sur le second, baptisé « Tolou ». Le ministre de la Défense, Ahmad Vahidi, avait révélé en décembre l'existence de « Tolou », sans donner lui non plus de détails sur ce satellite, conçu et construit par la société Sa Iran (Iran Electronics Industries), une entreprise d'État liée au secteur de la défense. Hier, M. Vahidi a indiqué à ISNA que « Tolou » était « un satellite de reconnaissance », sans autre précision. La maquette d'un troisième satellite, « Mesbah-2 », actuellement en cours de construction, sera également présentée début février. Il s'agit d'un « satellite de télécommunications en orbite basse », a dit M. Taghipour.

