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Nos lecteurs ont la parole

Des panneaux routiers en dépit du bon sens et des standards internationaux

Naji TUÉNI

Il est permis d’emprunter la bretelle, sauf que la couleur du panneau n’est pas conforme.

Au moment de la réhabilitation de la corniche côtière sur le front de mer, qui va du Saint-Georges en passant par « Manara » jusqu'à Raouché, des bretelles ont été disposées pour permettre aux voitures de reprendre le chemin inverse. Pour ce faire, une signalisation a été mise en place pour informer les conducteurs du risque de cette manœuvre. Malheureusement, ce panneau indique le contraire de ce qui est requis, et cela contrairement au code de la route en vigueur, que nous enseignons à nos jeunes au moment de prendre leur permis de conduire, et qui est conforme à tous les standards internationaux. Celui-ci stipule entre autres :
1) Les panneaux circulaires rouges et blancs indiquent au conducteur une interdiction ou une limitation. Et ceux sur lesquels figure un dessin ou un chiffre indiquant le contenu, voire parfois une bande rouge, confirment cette interdiction (voir photos).
2) Les panneaux triangulaires indiquent au conducteur de faire attention à un fait qui risque de survenir, comme par exemple une bifurcation ou un double sens...
D'après ce qui précède nous sommes en droit de poser au ministère de l'Intérieur, département de la circulation, responsable de la circulation routière, mais aussi du département octroyant les permis de conduire, les questions suivantes :
1) Qui est responsable du contrôle de ces panneaux au moment de leur installation ? Serait-ce, par exemple, le ministère des Travaux publics ou les sociétés de travaux publics en charge de la réhabilitation de nos routes ?
2) La personne en charge au ministère des Travaux publics ou même de cette société, a-t-il prit la peine de vérifier le code de la route en vigueur au Liban avant de décider de la forme et du contenu du panneau ?
3) Par conséquent, une autre question encore plus importante : existe-t-il dans les différents ministères en charge de nos routes et dans les centaines de municipalités un livret officiel indiquant les panneaux standard applicables dans chaque situation, qui serait conforme au code de la route distribué aux jeunes au moment de passer leur permis de conduire ?
4) Est-il possible d'utiliser des panneaux qui ne soient pas conformes aux standards internationaux, avec la présence dans notre pays de milliers de visiteurs qui utilisent nos routes quotidiennement, depuis que le Liban a repris son important rôle touristique dans la région ? D'ailleurs, l'on peut aussi voir sur nos routes de montagne certains panneaux non conformes aux standards et qui sont placés par certaines municipalités.
Nous posons toutes ces questions aux responsables et surtout au ministre de l'Intérieur, Ziyad Baroud, qui, nous en sommes certains, ouvrira une enquête pour déterminer la faille et s'assurer qu'un « modus operandi » sera dorénavant mis en vigueur lors de la mise en place de ces panneaux.

Naji TUÉNI
Au moment de la réhabilitation de la corniche côtière sur le front de mer, qui va du Saint-Georges en passant par « Manara » jusqu'à Raouché, des bretelles ont été disposées pour permettre aux voitures de reprendre le chemin inverse. Pour ce faire, une signalisation a été mise en place pour informer les conducteurs du risque de cette manœuvre. Malheureusement, ce panneau indique le contraire de ce qui est requis, et cela contrairement au code de la route en vigueur, que nous enseignons à nos jeunes au moment de prendre leur permis de conduire, et qui est conforme à tous les standards internationaux. Celui-ci stipule entre autres :1) Les panneaux circulaires rouges et blancs indiquent au conducteur une interdiction ou une...
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