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Économie - Dubaï

L’aide d’urgence d’Abou Dhabi n’a été que de 5 milliards de dollars

L'aide octroyée par Abou Dhabi à Dubaï en décembre pour lui permettre de payer ses dettes s'est élevée à cinq milliards de dollars et non 10 milliards comme indiqué initialement, a affirmé hier une porte-parole de l'émirat de Dubaï.

« La communication se fait au compte-gouttes, ce qui alimente les spéculations », a relevé M. Iqbal.

« L'aide de 10 milliards de dollars annoncée par Abou Dhabi incluait cinq milliards de dollars souscrits par deux banques d'Abou Dhabi en novembre », a déclaré cette porte-parole à l'AFP. Le 25 novembre, deux banques d'Abou Dhabi ont souscrit pour des bons du Trésor émis par Dubaï à hauteur de cinq milliards de dollars. « Il n'y a rien de nouveau. Mais nous tenions à clarifier (...) pour éviter toute confusion », a-t-elle poursuivi.
Pour faire face aux échéances de ses entreprises, Dubaï avait émis ces bons en février 2009, pour un montant total de 20 milliards USD. Dans la foulée, la Banque centrale émiratie avait déjà souscrit pour la moitié de ce montant.
Dubaï a été sauvé in extremis le 14 décembre par son riche voisin pétrolier Abou Dhabi, la capitale de la fédération, qui lui avait octroyé selon une annonce officielle une aide de 10 milliards de dollars, dont une partie a servi à payer la dette du géant immobilier Nakheel. « L'aide totale apportée par Abou Dhabi à Dubaï s'élève à 20 milliards de dollars », les 10 milliards de novembre-décembre auxquels s'ajoute la souscription de la Banque centrale émiratie, a précisé la porte-parole.
Elle a confirmé que 4,1 milliards de dollars de la dernière tranche avaient été utilisés pour payer les obligations islamiques de Nakheel qui parvenaient à échéance le 14 décembre.
Confronté à de graves difficultés financières, Dubaï avait demandé le 25 novembre un moratoire de six mois sur une partie de la dette de Dubai World. Ce conglomérat, ployant sous le poids d'une dette de 59 milliards de dollars, a annoncé le 30 novembre qu'il allait restructurer certaines des 10 compagnies le composant, dont Nakheel, et renégocier avec les créanciers une partie de leurs dettes. Dubai World a entamé ces négociations à hauteur de 22 milliards de dollars. La clarification du montant de l'aide à Dubaï ne semble pas avoir affecté le marché boursier de l'émirat en dépit d'un recul de 1,5 %, hier.
« Ce recul est dû à des prises de bénéfices. L'annonce n'a pas d'effet sur le marché », a déclaré l'analyste financier Wadah Taha du groupe Zarooni.
Fahd Iqbal de EFG-Hermes a indiqué, quant à lui, que la mise au point ne change pas l'évaluation de sa banque de la dette de Dubaï. « L'élément le plus important c'est qu'il y a eu un soutien fédéral à Dubaï et c'est ça qui est essentiel », a-t-il déclaré à l'AFP. La mise au point a surtout révélé un manque de transparence dans la communication du gouvernement de Dubaï. « On se plaint de longue date de la transparence de Dubaï. La communication se fait au compte-gouttes, ce qui alimente les spéculations », a relevé M. Iqbal. « Il y a une amélioration ces dernières années mais beaucoup reste à faire », a-t-il ajouté.
« L'aide de 10 milliards de dollars annoncée par Abou Dhabi incluait cinq milliards de dollars souscrits par deux banques d'Abou Dhabi en novembre », a déclaré cette porte-parole à l'AFP. Le 25 novembre, deux banques d'Abou Dhabi ont souscrit pour des bons du Trésor émis par Dubaï à hauteur de cinq milliards de dollars. « Il n'y a rien de nouveau. Mais nous tenions à clarifier (...) pour éviter toute confusion », a-t-elle poursuivi.Pour faire face aux échéances de ses entreprises, Dubaï avait émis ces bons en février 2009, pour un montant total de 20 milliards USD. Dans la foulée, la Banque centrale émiratie avait déjà souscrit pour la moitié de ce...
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