Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Iran

Khatami accuse le gouvernement de « mentir » à la population

À moins d'un mois du 31e anniversaire de la révolution islamique, Khamenei met en garde l'opposition contre de nouvelles manifestations.

L'ancien président réformateur Mohammad Khatami a pris la défense hier des manifestants arrêtés et poursuivis ces derniers mois en Iran, renouvelant de vives critiques contre le gouvernement du président Mahmoud Ahmadinejad. M. Khatami, devenu l'une des principales figures de l'opposition depuis la réélection contestée de M. Ahmadinejad en juin dernier, a notamment accusé le gouvernement de « mentir » à la population, dans des déclarations publiées sur le site Internet de son mouvement, Baran. L'ancien président réformateur, au pouvoir entre 1997 et 2005, a également fustigé « ceux qui commettent des violences en toute impunité contre les manifestants », référence aux dizaines de morts et centaines de blessés victimes de la répression policière lors des manifestations de l'opposition depuis juin. « Beaucoup de mensonges ont été proférés ces derniers temps, et beaucoup de promesses ont été faites, mais les gens constatent que ceux qui ont la charge de leurs affaires n'ont pas fait grand-chose et commencent également à créer des problèmes », a affirmé M. Khatami. « La population réalise ainsi que beaucoup de manifestants n'ont pas de mauvaises intentions, et que leur protestation est raisonnable », a ajouté M. Khatami, qui s'exprimait lors d'une rencontre avec un groupe de personnes arrêtées lors des manifestations ayant suivi l'élection et libérées depuis.
L'ancien président a de nouveau appelé, comme l'ancien Premier ministre Mir Hossein Moussavi quelques jours plus tôt, à « la libération des prisonniers (arrêtés lors des manifestations ou après), l'ouverture de l'espace politique et la liberté des médias ». Plusieurs centaines de personnes, dont des journalistes, sont toujours emprisonnées en Iran pour avoir participé aux nombreuses manifestations antigouvernementales, ou pour leur engagement supposé en faveur de l'opposition.
Par ailleurs, plus de quarante personnes ayant participé aux manifestations de la Achoura le 27 décembre en Iran ont été identifiées sur les photos prises ce jour-là et arrêtées, a annoncé un responsable de la police ayant requis l'anonymat, cité hier par l'agence de presse ILNA. Certaines photos montrent des manifestants en train d'attaquer une voiture de police ou de lancer des pierres.
La presse a rapporté depuis début janvier l'organisation de quelques procès concernant moins d'une dizaine de manifestants sans donner aucun détail sur leur déroulement. Lundi, cinq manifestants, trois hommes et deux femmes accusés d'appartenir à l'Organisation des moujahidine du peuple (MKO), ont comparu devant le tribunal révolutionnaire de Téhéran. Accusés d'être « mohareb » (ennemis de Dieu), ils risquent la peine de mort qui a été requise par le procureur.
En dépit des intenses pressions des autorités, les opposants iraniens pourraient de nouveau descendre dans les rues le 11 février qui marque 31e anniversaire de la révolution de 1979. Hier, l'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique, a mis en garde l'opposition contre de nouvelles manifestations.
« Toutes les parties, de toutes tendances, doivent prendre clairement leurs distances avec les ennemis, en particulier les élites influentes qui devraient s'abstenir de prises de position ambiguës », a déclaré l'ayatollah Khamenei dans un discours télévisé. Il a prévenu que les « ennemis », nom traditionnellement donné à Israël et aux Occidentaux, devraient « s'inquiéter de la présence massive de la nation » le 11 février.
L'ancien président réformateur Mohammad Khatami a pris la défense hier des manifestants arrêtés et poursuivis ces derniers mois en Iran, renouvelant de vives critiques contre le gouvernement du président Mahmoud Ahmadinejad. M. Khatami, devenu l'une des principales figures de l'opposition depuis la réélection contestée de M. Ahmadinejad en juin dernier, a notamment accusé le gouvernement de « mentir » à la population, dans des déclarations publiées sur le site Internet de son mouvement, Baran. L'ancien président réformateur, au pouvoir entre 1997 et 2005, a également fustigé « ceux qui commettent des violences en toute impunité contre les manifestants »,...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut