Le ministre de l'Intérieur s'est notamment appuyé sur des statistiques des FSI pour prouver que la criminalité est en recul. Il a précisé que, selon ces statistiques, 66 % des voitures volées au Liban sont récupérées. En l'occurrence, un certain nombre des voitures récupérées avaient été volées en 2007. « Sachez donc que vos droits ne seront jamais perdus », a-t-il dit.
Parmi les voitures volées, six appartiennent à des sociétés de location, note-t-on.
M. Baroud a ajouté qu'un plan, dont il ne révélera pas les détails, est en train d'être mis sur pied pour rendre encore plus efficace la lutte contre la criminalité, tout en notant que les FSI travaillent « dans un climat contraire ». Sur le plan judiciaire, M. Baroud a estimé que les un ou deux ans que purgent les voleurs de voitures sont insuffisants, et qu'il faut renforcer la peine pour la rendre plus dissuasive.
Ne pas stigmatiser une région
Revenant sur l'épisode récent du rapt de deux jeunes en fin de soirée, le ministre de l'Intérieur a confirmé que les auteurs de ce crime relativement « hors du commun » étaient sous les verrous.
Sur la question délicate du lien entre ce crime et le milieu humain, voire l'appartenance communautaire, M. Baroud a affirmé que « le criminel n'appartient pas à une région ou à une communauté déterminée. Son appartenance est au crime, point à la ligne. Dans la région où se trouvent des criminels se trouvent aussi des hommes droits et honnêtes. Il n'y a pas lieu de stigmatiser une région ou une communauté ».
M. Baroud a tenu à rappeler que les enlèvements sont relativement rares au Liban, sans doute pour des raisons culturelles, et s'est engagé à poursuivre ses efforts pour éclaircir le cas de Joseph Sader, enlevé il y a quelques mois sur le boulevard de l'aéroport, et dont on reste sans nouvelles. Il a rappelé, en échange, que le cas de l'enlèvement du jeune Amine Khansa avait connu un épilogue heureux.
« Je pense que les Libanais doivent avoir davantage confiance dans leur police », a conclu M. Baroud, tout en demandant aux Libanais d'être vigilants, sachant qu'ils peuvent aider de façon significative, parfois, les enquêtes policières.

