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Liban

Le dossier des nominations entre compétence et répartition égale pour les communautés

M. Wehbé reçu par M. Mitri. Photo Dalati et Nohra

Les réactions sur le dossier des nominations étaient encore nombreuses hier, axées sur la primauté de la compétence, mais aussi sur la répartition égale entre communautés.
L'ancien Premier ministre Nagib Mikati a estimé hier qu'il fallait « tirer profit de la chance actuelle de l'entente arabe et des réconciliations nationales pour remplir les vides administratifs ». Tout en rappelant que les nominations ont toujours été source de discorde au Liban, il a espéré que « cette fois on donnera la priorité à la compétence et au talent ».
Pour sa part, le ministre du Travail Boutros Harb a nié que « les nominations administratives prendraient le pas sur les nominations sécuritaires ». Il a reconnu cependant que « certaines nominations sont plus urgentes que d'autres en raison de leur impact sur le pays ». Il a précisé que la question sera étudiée dans le cadre d'un « panier complet ».
Pour sa part, le ministre des Affaires sociales, Sélim Sayegh, à l'issue d'un entretien avec l'archevêque maronite de Beyrouth, Mgr Boulos Matar, a affirmé qu'il « faut bâtir l'État capable avec des personnalités capables, qui ne renient pas leur appartenance communautaire, mais dont la référence principale sera le service de la population et la chose publique, telle est notre vision d'un État moderne ».
Le ministre de la Santé Mohammad Khalifé a confirmé qu'une chance sera donnée aux fonctionnaires déjà cadrés qui pourront faire l'objet de promotions, dans le cadre des nominations. « Nous accordons beaucoup d'importance au fait que ce gouvernement comble les lacunes dans l'administration, afin que le travail soit redynamisé dans les administrations, sous peine de faire face à une crise nationale », a-t-il ajouté.
« L'affaire en est à ses débuts, et la discussion tourne surtout autour de la procédure à adopter pour les nominations », a assuré hier le député Amine Wehbé, à l'issue d'une réunion avec le ministre de l'Information Tarek Mitri. Il a espéré que cette procédure « permettra l'arrivée d'éléments compétents aux postes tout en assurant la parité entre chrétiens et musulmans ».
Enfin, le Conseil supérieur exécutif grec-catholique a parlé des nominations lors de sa dernière réunion mensuelle. Il a estimé que ces nominations « doivent être fondées sur la compétence, l'honnêteté et les droits de la communauté », estimant que la communauté grecque-catholique « regroupe de nombreux éléments capables d'occuper les postes vacants ». 
Les réactions sur le dossier des nominations étaient encore nombreuses hier, axées sur la primauté de la compétence, mais aussi sur la répartition égale entre communautés.L'ancien Premier ministre Nagib Mikati a estimé hier qu'il fallait « tirer profit de la chance actuelle de l'entente arabe et des réconciliations nationales pour remplir les vides administratifs ». Tout en rappelant que les nominations ont toujours été source de discorde au Liban, il a espéré que « cette fois on donnera la priorité à la compétence et au talent ». Pour sa part, le ministre du Travail Boutros Harb a nié que « les nominations administratives prendraient le pas sur les...
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