L’intersaison n’a pas modifié l’attitude d’Armstrong, très disponible envers les médias en 2009. L’Américain semble débuter la nouvelle année sur le même tempo. Julien Warnand/AFP
Cette année, il revient dans la course australienne qui débute le 17 janvier en affirmant son objectif de gagner un huitième Tour en juillet prochain.
Il y a douze mois, la présence du Texan à Adélaïde avait constitué un événement planétaire.
Toujours passionné de cyclisme et soucieux de relancer la campagne de sensibilisation au cancer avec son association Livestrong, il avait rejoint l'équipe Astana de son ami Johann Bruyneel et tenté un pari que beaucoup jugeaient insensé.
Loin du souvenir terrifiant et froid de ses derniers mois d'activité en 2005, Lance Armstrong était apparu souriant, disponible, appliqué dans son sport, impliqué dans sa cause.
Un Tour Down Under plus tard et un Tour de France achevé à la troisième place ont changé son statut. Il n'est plus un sujet de curiosité mais un champion ayant retrouvé son rang.
Certes, il n'a rien gagné de probant depuis son retour, mais son pari est d'ores et déjà réussi.
« Pourtant, quand je suis reparti d'Adélaïde il y a 12 mois, je ne pensais pas revenir un jour au départ du Tour Down Under. Aujourd'hui, j'ai plutôt l'impression que c'était il y a douze semaines », dit-il.
Le patron
« Je reviens parce qu'il y a une nouvelle équipe, le Team Radioshack dont je suis le leader. J'y trouve une atmosphère différente, de différents sponsors. Tout le conseil d'administration de Radioshack viendra du Texas la semaine prochaine pour voir la course.
« Dans l'équipe, nous comprenons qu'il y a une forte implication de leur part et nous avons besoin d'être performants. Si nous repartons sans une victoire d'étape, je serais déçu. »
Lance Armstrong est bien le patron, goûtant sans doute avec beaucoup de plaisir de ne plus avoir à composer avec un autre leader, comme Alberto Contador l'an passé chez Astana.
Lui-même ne nourrit pas une ambition personnelle en ce mois de janvier, mais il saura mettre la pression à ses équipiers.
« Je ne suis pas ici pour gagner le classement général. Tu gagnes une course quand tu as une condition exceptionnelle ou parce que le parcours te convient. Je suis dans une meilleure condition qu'en janvier 2009 mais je n'ai pas couru depuis le Tour d'Irlande en août dernier », explique-t-il.
« Mes données à l'entraînement sont bonnes, mais elles ne démontrent pas que je suis devenu un sprinteur capable de gagner le Tour Down Under. Ici, l'an dernier, nous avons appris que les sprints massifs sont souvent décisifs dans cette course.
« Pour gagner il faut marcher fort dans les côtes et sprinter. Allan Davis (Astana) et Andre Greipel (Columbia-HTC) sont les favoris, Alejandro Valverde (Caisse d'épargne) sera très compétitif. Je vais me tester personnellement dans l'étape de Willunga (le 23 janvier) mais notre ambition est d'avoir une victoire dans l'équipe et notre meilleur atout sera Gert Steegmans. »


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