Il en sera de même cette année, le nouveau gouvernement de centre-droit ayant décidé de poursuivre son soutien à l'économie, par la voie de baisses d'impôts notamment. Le ministre de l'Économie Rainer Brüderle s'est toutefois voulu encourageant. « Il est particulièrement réjouissant que le marché du travail soit resté étonnamment résistant », a-t-il réagi. Le nombre d'actifs s'est élevé à 40,2 millions de personnes en moyenne l'an passé, soit une baisse de « seulement » 37 000 personnes par rapport à l'année précédente, selon Destatis. Berlin a facilité le recours au chômage partiel pour les entreprises qui en ont largement fait usage. Pour le ministre, il s'agit à présent de faire en sorte « d'accélérer la croissance de l'économie et de poser les bases lui permettant de croître de manière autonome ». Berlin doit présenter de nouvelles prévisions le 27 janvier. Jusqu'ici, il a dit miser sur une croissance de 1,2 % cette année, un pronostic jugé prudent par de nombreux économistes. « Nous pensons que l'Allemagne sera le moteur de croissance de l'Europe » cette année, essentiellement grâce à un retour en grâce des exportations ravivées par la reprise de la demande mondiale, estime Carsten Brzeski, économiste chez ING. Il mise sur une croissance de 2 %. Mais d'autres experts se sont montrés déçus par la stagnation probable du PIB au quatrième trimestre comparé au précédent, selon une estimation annoncée par les responsables de Destatis. Au deuxième trimestre, il avait progressé de 0,4 %, au troisième de 0,7 %. Il faudra attendre la mi-février pour avoir un chiffre plus précis des trois derniers mois de l'année. « Ce serait une surprise très négative », si la croissance avait effectivement marqué un coup d'arrêt, juge Andreas Rees, d'UniCredit. Cela serait, selon lui, en contradiction avec l'amélioration des baromètres de confiance et la reprise des commandes industrielles depuis plusieurs mois.
Économie - Récession
L’Allemagne espère vite tourner la page après une crise sans précédent
OLJ / le 14 janvier 2010 à 00h40
Il en sera de même cette année, le nouveau gouvernement de centre-droit ayant décidé de poursuivre son soutien à l'économie, par la voie de baisses d'impôts notamment. Le ministre de l'Économie Rainer Brüderle s'est toutefois voulu encourageant. « Il est particulièrement réjouissant que le marché du travail soit resté étonnamment résistant », a-t-il réagi. Le nombre d'actifs s'est élevé à 40,2 millions de personnes en moyenne l'an passé, soit une baisse de « seulement » 37 000 personnes par rapport à l'année précédente, selon Destatis. Berlin a facilité le recours au chômage partiel pour les entreprises qui en ont largement fait usage. Pour le ministre, il s'agit à présent de faire en sorte « d'accélérer la croissance de l'économie et de poser les bases lui permettant de croître de manière autonome ». Berlin doit présenter de nouvelles prévisions le 27 janvier. Jusqu'ici, il a dit miser sur une croissance de 1,2 % cette année, un pronostic jugé prudent par de nombreux économistes. « Nous pensons que l'Allemagne sera le moteur de croissance de l'Europe » cette année, essentiellement grâce à un retour en grâce des exportations ravivées par la reprise de la demande mondiale, estime Carsten Brzeski, économiste chez ING. Il mise sur une croissance de 2 %. Mais d'autres experts se sont montrés déçus par la stagnation probable du PIB au quatrième trimestre comparé au précédent, selon une estimation annoncée par les responsables de Destatis. Au deuxième trimestre, il avait progressé de 0,4 %, au troisième de 0,7 %. Il faudra attendre la mi-février pour avoir un chiffre plus précis des trois derniers mois de l'année. « Ce serait une surprise très négative », si la croissance avait effectivement marqué un coup d'arrêt, juge Andreas Rees, d'UniCredit. Cela serait, selon lui, en contradiction avec l'amélioration des baromètres de confiance et la reprise des commandes industrielles depuis plusieurs mois.

