La formation de Hassan Shehata (au premier plan à gauche), qui a manqué d’un cheveu sa qualification pour la Coupe du monde en Afrique du Sud, a tenu le choc face à son plus sérieux adversaire dans le groupe C. Khaled Desouki/AFP
Emad Motaeb (34), Ahmad Hassan (54) et Mohammad Nagy (87) ont donné la victoire au vainqueur des CAN-2006 et 2008, après l'ouverture du score de Chinedu « Edu » Obasi (12).
Le traumatisme est soigné. L'Égypte, meilleure équipe d'Afrique depuis quatre ans, a surmonté son absence au Mondial sud-africain et le rêve brisé d'une génération de trentenaires qui ne joueront sans doute jamais de Coupe du monde.
Les « Pharaons », dévastés par leur absence au Mondial, que l'Égypte n'a plus disputé depuis 1990, après la défaite en match d'appui contre l'Algérie (0-1 à Khartoum), ont montré qu'ils pouvaient viser un triplé inédit, même sans leur vedette Mohammad Aboutrika, blessé à un pied et absent de la CAN.
Cohésion égyptienne
Comme une métaphore de son moral, brisé par l'échec de Khartoum, l'Égypte a d'abord plié face aux « Super Eagles », rapidement menée 1-0 par un but d'Obasi sur une frappe croisée (12).
Mais Emad Motaeb a égalisé (34) sur une sortie trop loin de son but de Vincent Enyeama, peu soutenu par une défense mal alignée, avant que la machine collective égyptienne, rodée par cinq saisons passées à jouer ensemble sous l'autorité de Hassan Shehata, ne se mette en mouvement.
Le capitaine Ahmad Hassan a donné l'avantage à son équipe sur une frappe (54) déviée d'une fesse par Taye Taiwo avant que Nagy n'embellisse encore la victoire méritée des « Pharaons » (87).
Les Nigérians, dont les failles collectives ont semblé béantes face à la cohésion égyptienne, n'ont pas pu rivaliser. Qualifiés de justesse pour l'Afrique du Sud, ils n'ont pas une équipe aussi puissante que celle de l'âge d'or 1994-98 (Okocha, Amunike, Yekini...), qui avait fait des « Green Eagles » les « Super Eagles ».
John Obi Mikel, la vedette de Chelsea, a essayé de réveiller son équipe, mais il a manqué un collectif suffisamment rodé et un réservoir de joueurs assez profond pour rivaliser avec l'Égypte. À se demander comment les Pharaons ont pu se faire éliminer par l'Algérie, balayée la veille par le modeste Malawi (0-3).

