« Plus de 70 employés qui servent la CNSS depuis 2 à 11 ans n'ont pas été cadrés conformément à la loi et ont continué à travailler sous le statut « de journaliers », a ainsi affirmé le responsable syndical lors d'une conférence de presse hier. « Ce faisant, la CNSS, qui doit œuvrer pour l'application des lois en matière de travail et pour la garantie des droits des salariés, a violé les règles et les dispositions légales, a-t-il ajouté. Au lieu de réparer cette injustice conformément à la loi, la direction de la CNSS a abusivement licencié ces salariés il y a quelque mois. »
Saadeddine Hamidi Sakr a en outre déploré « l'environnement sanitaire déplorable dans lequel travaillent les employés de la CNSS ». « Au cours des dernières semaines, plusieurs cas de malaises et d'évanouissement ont été enregistrés dans les rangs des salariés basés dans le bureau de la CNSS à Ras Beyrouth, a-t-il précisé. Plusieurs personnes ont même été transportées à l'hôpital par des ambulances. Des cas similaires ont été enregistrés au cours de l'été, lorsque les employés ont frôlé l'asphyxie du fait des coupures de courant. Les bureaux de Ras Beyrouth ne répondent à aucune norme sanitaire et technique. »
Le syndicaliste a également souligné que « le bail de location du bureau de la CNSS à Ras Beyrouth arrive à échéance très bientôt. Le conseil d'administration de la Caisse a pris la décision de ne pas le renouveler ». « Nous craignons que la direction de la CNSS ne cherche à violer cette décision pour des raisons obscures. Dans ce cas, la justice et l'Inspection centrale doivent se saisir de cette affaire », a-t-il affirmé.
Et Saadeddine Hamidi Sakr d'appeler enfin la direction de la CNSS à « mener une étude de faisabilité pour acquérir des bureaux dans l'ensemble des régions libanaises au lieu de continuer à payer des loyers exorbitants ».


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