Le Parlement iranien irrité par les déclarations d'un religieux saoudien
Le Parlement iranien a jugé insultantes à l'égard des musulmans chiites les déclarations du cheikh Mohammad al-Ureifi, un religieux saoudien de haut rang, qui aurait, selon la presse, accusé cette branche de l'islam de « conspirer » contre l'Arabie saoudite. Il aurait également, selon des journaux iraniens, accusé le grand ayatollah irakien Ali Hussein al-Sistani, l'une des principales figures actuelles de l'islam chiite, d'être « athée et débauché ». « Une fois de plus, la voix des Américains s'est exprimée par l'intermédiaire d'un religieux wahhabite en Arabie saoudite », affirme le texte lu au Parlement.
Téhéran critique les propos « irréfléchis » de Petraeus
L'Iran a dénoncé hier les déclarations « irréfléchies » du commandant des forces américaines en Irak et en Afghanistan, David Petraeus, qui a évoqué un possible bombardement des installations nucléaires iraniennes. « Ces propos sont irréfléchis et il vaudrait mieux que toute déclaration à ce sujet s'inscrive dans un cadre constructif », a déclaré Ramin Mehmanparast, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. Par ailleurs, M. Mehmanparast a répété que l'Iran était toujours prêt « à un échange par étapes » de son uranium faiblement enrichi contre du combustible pour son réacteur de Téhéran.
L'Irak veut des explications sur la construction d'une centrale iranienne
Le gouvernement irakien a demandé hier des « explications » à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur des informations faisant état de la construction d'une centrale nucléaire iranienne près de la frontière, selon un communiqué officiel. « L'Irak prendra les mesures diplomatiques nécessaires, en coopération avec l'AIEA, pour supprimer les dangers et les complications résultant de la construction de telles installations nucléaires près de la frontière », a dit le communiqué. L'Iran a annoncé fin novembre qu'il projetait de construire dix nouvelles usines d'enrichissement d'uranium.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef