Le patriarche Hazim en compagnie du ministre de l’Information.
L'entretien s'est déroulé en présence du métropolite du Mont-Liban, Mgr Georges Khodr.
« Nous avons parlé de ce qui s'est passé dernièrement en Égypte et des incidents survenus précédemment en Irak. C'est une occasion pour réaffirmer que, pour les chrétiens d'Irak et d'Égypte, l'unique protection est celle de la loi et de l'État », a déclaré M. Mitri à l'issue de la rencontre.
« Les chrétiens d'Irak n'ont demandé la protection de personne, ni des Américains ni d'autres. Ce ne sont pas eux qui ont appelé les Américains à venir occuper l'Irak », a-t-il ajouté, soulignant que « la protection des chrétiens est un devoir pour l'État, tout comme c'est le cas pour l'ensemble des citoyens ».
Pour ce qui est du Liban, M. Mitri a nié l'existence dans ce pays d'une « question chrétienne ». « Il y a, par contre, une question nationale qui est celle de l'édification d'un État sur la base de la citoyenneté réelle, de l'équité, de l'égalité entre chrétiens et musulmans, et de la coexistence », a-t-il dit.
Interrogé sur les nominations administratives, le ministre a indiqué qu'il y a une concertation continue entre les deux pôles de l'Exécutif au sujet du mécanisme à adopter, tout le monde étant d'accord sur la priorité à accorder à la compétence. « Le plus important, a-t-il dit, est de respecter l'égalité (entre chrétiens et musulmans). »

