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Liban

Le dossier des nominations serait traité loin des feux de la rampe

La nouvelle année avait débuté dans un climat de tiraillements, voire de polémiques, au sujet du dossier des nominations administratives, sécuritaires, militaires et judiciaires que le gouvernement se propose de mettre sur les rails afin de donner un élan nouveau à l'action de l'appareil étatique à différents niveaux, d'autant que non moins de 47 pour cent des principaux postes de l'administration publique sont vacants. Mais conscients des risques de dérapage politique que ne manquerait pas de provoquer dans le contexte présent le « partage du gâteau » qui semble devoir marquer ces nominations, les pôles du pouvoir auraient décidé de traiter ce dossier loin des feux de la rampe et, pour ainsi dire, « à feu doux ».
Les observateurs relèvent sur ce plan que le Premier ministre Saad Hariri a clairement souligné, il y a quelques jours, que la question des nominations sera traitée dans le cadre de contacts entre lui-même, le président de la République et le ministre d'État chargé du Développement administratif, Mohammad Fneich (Hezbollah), qui de par sa fonction ministérielle est en charge de ce dossier. On apprenait d'ailleurs hier à ce propos que le ministre Fneich entreprendra dans les tous prochains jours des contacts discrets avec les principales factions locales afin de déterminer le mécanisme qui devrait être suivi pour mener à bien les nominations. Cela implique qu'aucun résultat concret ne devrait être attendu à très court terme. Le quotidien syrien al-Watan croit savoir d'ailleurs à ce sujet que les désignations en question ne se feraient pas « avant le début du printemps prochain ». Le journal syrien a été jusqu'à affirmer que le président Michel Sleiman est opposé à un « package » global et serait favorable à des nominations « à petites doses », au cas par cas, afin d'éviter précisément le clientélisme politicien.
En dépit de la prudence qui prévaut ainsi dans les hautes sphères du pouvoir concernant ce dossier épineux, plusieurs commentaires ont quand même été enregistrés à ce sujet dans les milieux politiques, au cours des dernières quarante-huit heures. Le député Ahmad Fatfat, membre du bloc parlementaire du Courant du futur, a ainsi mis l'accent, une fois de plus, sur la nécessité de respecter le principe de la parité entre chrétiens et musulmans, se prononçant en faveur de la formation d'une commission ad-hoc, représentant les organismes de contrôle, qui serait chargée de choisir les personnes bénéficiant des qualités d'intégrité et de compétence requises. M. Fatfat s'est déclaré surpris dans ce contexte de la position du chef du Courant patriotique libre, le général Michel Aoun, « qui a défendu le principe du partage du gâteau alors que pendant des décennies il s'élevait contre un tel principe ».
Le député Alain Aoun, membre du bloc parlementaire du CPL, a confirmé hier à ce propos que son parti « contribuera aux nominations sur base du degré de représentativité du CPL au sein du gouvernement et à l'Assemblée nationale ». « Il est naturel que notre bloc soit un partenaire essentiel dans la gestion de l'État », a notamment déclaré M. Aoun.
M. Mohammad Hajjar, membre du bloc parlementaire haririen, a relevé pour sa part que l'objectif des prochaines nominations devrait être de rétablir la confiance du citoyen dans l'État. « Pour assurer le passage vers l'État (slogan du 14 Mars), il est impératif de trouver les personnes compétentes et intègres qui puissent occuper des postes de commandement » (au niveau de l'administration publique). Et M. Hajjar de souligner qu'il était favorable à « un mécanisme (pour les nominations) qui serait agréé par toutes les parties et soumis au Conseil des ministres, à condition de respecter la parité (entre chrétiens et musulmans) et de se conformer aux critères de compétence et d'intégrité ».   
Enfin, le député Ali Khreiss, membre du bloc parlementaire d'Amal, a affirmé de son côté que le dossier des nominations ne perturbera pas le climat de détente apparu sur la scène locale.

La nouvelle année avait débuté dans un climat de tiraillements, voire de polémiques, au sujet du dossier des nominations administratives, sécuritaires, militaires et judiciaires que le gouvernement se propose de mettre sur les rails afin de donner un élan nouveau à l'action de l'appareil étatique à différents niveaux, d'autant que non moins de 47 pour cent des principaux postes de l'administration publique sont vacants. Mais conscients des risques de dérapage politique que ne manquerait pas de provoquer dans le contexte présent le « partage du gâteau » qui semble devoir marquer ces nominations, les pôles du pouvoir auraient décidé de traiter ce dossier loin des feux de la rampe et, pour ainsi dire,...
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