En vue de la soumission du programme national de stabilité et de croissance à Bruxelles fin janvier, au moins cinq experts européens ont entamé mercredi des entretiens avec les responsables grecs pour s'informer des mesures gouvernementales prévues pour l'assainissement de l'économie après l'explosion du déficit public, estimé à 12,7 % du PIB en 2009.
Après avoir rencontré Georges Zanias, président du Conseil national des experts financiers (SOE), responsable de la rédaction du programme de stabilité et de croissance, les experts européens vont s'entretenir jeudi avec le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, et la ministre de l'Économie, de la Concurrence et de la Marine marchande, Louka Katséli. Les experts doivent quitter Athènes aujourd'hui.
Leur arrivée avait été précédée mardi par la décision du gouvernement socialiste de Georges Papandréou d'accélérer ses efforts pour ramener son déficit dans les limites du pacte de stabilité, à moins de 3 % du PIB, en 2012, un an plus tôt que prévu. Ainsi, le programme de stabilité et de croissance prévoit actuellement un déficit public à 8,7 % en 2010 avant une réduction de 3 % en 2011 et en 2012. Les experts européens « seront informés des mesures qui seront adoptées pour renforcer la compétitivité de l'économie grecque et ramener le déficit à moins de 3 % d'ici à 2012 », a déclaré à l'AFP une source du ministère des Finances ayant requis l'anonymat.
Ces mesures, annoncées déjà par le gouvernement en décembre lors du vote du budget de l'État de 2010, visent principalement à l'augmentation de recettes de l'État via surtout la lutte contre l'évasion fiscale, un problème endémique du pays, ainsi qu'à la réduction « drastique » des dépenses publiques.
Toutefois, la pression sur la Grèce ne cesse de se poursuivre, l'UE craignant la propagation du problème dans d'autres pays de la zone euro faisant face à des difficultés similaires.
Jürgen Stark, économiste en chef de la BCE, a indiqué mercredi que l'UE n'allait pas soutenir la Grèce car « ses problèmes étaient intérieurs et devraient faire l'objet de mesures économiques adéquates ».


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