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Moyen Orient et Monde

Mobilisation mondiale contre le terrorisme

El-Qaëda revendique l'attaque contre la base de la CIA, à Khost, en Afghanistan.

En fin de soirée, Barack Obama a annoncé des mesures supplémentaires pour la sécurité des aéroports et des réformes au niveau des listes de surveillance. Jim Watson/AFP

L'administration américaine a publié hier un rapport d'enquête partiel sur les carences de ses systèmes de renseignements et de sécurité, diligenté après que le pays eut échappé de justesse à un attentat d'el-Qaëda contre un avion de ligne le jour de Noël.
Très attendu, ce rapport expurgé des données classées secret défense a été dévoilé en milieu de journée par le président Barack Obama. Cité hier matin par le journal USA Today, le conseiller à la Sécurité nationale de M. Obama, le général James Jones, a affirmé que ce rapport provoquerait « un certain choc » dans l'opinion américaine. Après la tuerie de la base de Fort Hood (Texas, Sud) en novembre quand un psychiatre militaire musulman avait abattu 13 personnes, la tentative de Noël a constitué une deuxième faille dans le dispositif de sécurité, a remarqué le général Jones. Le président « n'en souhaite certainement pas une troisième », a-t-il dit.
M. Obama a déjà fustigé mardi le « ratage » des services de renseignements, qui a permis à Umar Farouk Abdulmutallab d'embarquer à bord du vol 253 de Northwest Airlines (groupe Delta) entre Amsterdam et Detroit avec des explosifs sans être repéré, alors que son nom figurait sur la liste élargie dite TIDE (environ 500 000 personnes) des personnes à risque. En outre, le père de ce musulman nigérian de 23 ans, formé et équipé selon M. Obama par el-Qaëda au Yémen, avait alerté la diplomatie américaine sur la radicalisation de son fils. La bombe artisanale du jeune homme n'a pas totalement fonctionné et il a été maîtrisé par les passagers.
Ces « erreurs humaines et du dispositif » de sécurité dénoncées par M. Obama ont montré que les États-Unis restaient vulnérables à une opération terroriste de grande ampleur, plus de huit ans après les attentats du 11-Septembre et malgré les milliards de dollars investis dans le renseignement et la sécurité, sans parler des opérations en Afghanistan et en Irak. Visiblement en colère, le président a estimé mardi que le pays avait échappé de justesse à une catastrophe. L'appareil transportait 290 personnes. L'attentat « a été empêché par des personnes courageuses et non parce que le dispositif (de sécurité) a fonctionné et cela n'est pas acceptable », a-t-il déclaré.
Le quotidien Los Angeles Times a affirmé hier que les autorités américaines avaient eu vent de liens entre M. Abdulmutallab et la nébuleuse terroriste alors que l'avion avait déjà décollé. Grièvement brûlé lors de sa tentative et arrêté, M. Abdulmutallab a été inculpé entre autres de « tentative de meurtre » et de « tentative d'utilisation d'une arme de destruction massive ».
Dans cet affrontement planétaire en pleine recrudescence, le réseau d'Oussama Ben Laden a revendiqué la spectaculaire attaque-suicide du 30 décembre au cœur d'une base américaine de Khost (est de l'Afghanistan). Les talibans avaient eux aussi revendiqué l'attentat. Un agent double infiltré, un Jordanien du nom de Humam Khalil Abu-Mulal al-Balawi, présenté comme un membre d'el-Qaëda recruté par les services jordaniens pour travailler pour la CIA, s'y est fait exploser en tuant 7 Américains travaillant pour l'agence, pire perte infligée à ce service depuis 1983. Un officier jordanien a également été tué. Le kamikaze entendait venger des combattants talibans « martyrs », tués par des missiles tirés par des drones américains, a déclaré le chef d'el-Qaëda en Afghanistan, Mustafa Abu al-Yazid, cité par le centre américain de surveillance des sites islamistes SITE.
Enfin, le représentant spécial des États-Unis en Afghanistan et au Pakistan, Richard Holbrooke, se rendra en visite dans ces deux pays la semaine prochaine, dans le cadre de consultations « de routine » avec leurs gouvernements, a annoncé à Washington un porte-parole de ses services. En chemin, Holbrooke fera halte à Abou Dhabi, dans le Golfe, pour des entretiens avec d'autres émissaires, à l'approche de la conférence internationale sur l'Afghanistan qui se tiendra à Londres le 28 janvier.

L'administration américaine a publié hier un rapport d'enquête partiel sur les carences de ses systèmes de renseignements et de sécurité, diligenté après que le pays eut échappé de justesse à un attentat d'el-Qaëda contre un avion de ligne le jour de Noël.Très attendu, ce rapport expurgé des données classées secret défense a été dévoilé en milieu de journée par le président Barack Obama. Cité hier matin par le journal USA Today, le conseiller à la Sécurité nationale de M. Obama, le général James Jones, a affirmé que ce rapport provoquerait « un certain choc » dans l'opinion américaine. Après la...
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