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Liban - Éclairage

La sécurité au centre de toutes les préoccupations

La question sécuritaire préoccupe hautement ces temps-ci les responsables libanais qui pensent pourtant que la région s'oriente en la phase actuelle vers davantage de calme et de stabilité.
Des informations recueillies dans certains milieux politiques de la majorité font état d'une possible installation prochaine à Beyrouth et surtout dans les camps palestiniens du Liban d'éléments d'el-Qaëda, avec l'intention de se servir de ces camps comme bases pour leurs opérations.
Les responsables de la sécurité à l'intérieur des camps, notamment la police du Fateh, ont pris des mesures renforcées pour empêcher l'arrivée de ces éléments. De même, l'armée libanaise a intensifié pour les mêmes raisons sa garde autour des camps.
En outre, les responsables politiques et sécuritaires suivent de près l'évolution de la situation au Yémen et s'efforcent d'évaluer les risques de répercussions sur la scène libanaise des affrontements qui se déroulent dans ce pays.
La question sécuritaire se pose avec autant d'acuité qu'elle a été nourrie par les incidents survenus ces derniers temps au Liban et sur les circonstances desquels plane le mystère.
Il en est ainsi de l'explosion survenue entre Noël et le Nouvel An dans la banlieue sud de Beyrouth et dont on ne sait pas grand-chose jusqu'à présent. Plusieurs versions ont circulé autour de cet incident, comme par exemple qu'il s'agissait d'un attentat contre un responsable du Hamas palestinien, ou encore que cet attentat visait une base d'entraînement de cette organisation, sans oublier la théorie selon laquelle il s'agirait d'un accident survenu lors d'un entraînement.
Le mutisme total observé par le Hezbollah, qui contrôle en pratique le quartier où l'explosion s'est produite, n'est certes pas de nature à clarifier les choses.
Cette explosion a été suivie d'incidents dans les camps palestiniens de Miyé Miyé et de Aïn Héloué, de la découverte de roquettes près de la localité de Khiam, au Liban-Sud, de l'incendie volontaire d'une permanence du Baas prosyrien à la veille de la visite du Premier ministre, Saad Hariri, à Damas, et enfin de tirs dirigés sur un bus syrien après cette visite.
Les milieux de la majorité craignent que ces violations ne cachent des tentatives visant à maintenir le Liban comme théâtre de conflit entre les protagonistes au Proche-Orient, alors même que l'on ne s'attend pas à une confrontation majeure au Liban-Sud.
Les responsables écartent en effet pour l'heure toute possibilité de guerre que déclencherait Israël sur le territoire libanais ou encore contre l'Iran. Une source diplomatique souligne à ce propos que, contrairement à ce qui s'était passé en 2006, les États-Unis n'ont pas donné de feu vert à Israël pour lancer une opération d'importance et que toutes les tentatives menées par les Israéliens en ce sens auprès de Washington ont échoué.
Un membre du gouvernement résume la situation en disant que le Liban est entré dans une période de trêve qu'il est nécessaire de mettre à profit. De ces propos, conjugués aux affirmations similaires tenues par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dans son discours de la Achoura, il faut comprendre que le temps n'est pas au règlement des questions litigieuses au Liban et que le pays continuera à être politiquement régi sur la base du consensus de Doha.
Cela peut signifier aussi, à en croire certains analystes, que les élections municipales prévues au printemps prochain pourraient être ajournées dans le but d'éviter tout ce qui pourrait nuire au climat actuel de pacification et de consensus.
Le bon côté des choses, c'est que, selon certaines estimations, on attendrait plus de deux millions et demi de visiteurs au Liban cette année, un chiffre record, à condition toutefois que la question sécuritaire soit bien maîtrisée.
La question sécuritaire préoccupe hautement ces temps-ci les responsables libanais qui pensent pourtant que la région s'oriente en la phase actuelle vers davantage de calme et de stabilité.Des informations recueillies dans certains milieux politiques de la majorité font état d'une possible installation prochaine à Beyrouth et surtout dans les camps palestiniens du Liban d'éléments d'el-Qaëda, avec l'intention de se servir de ces camps comme bases pour leurs opérations.Les responsables de la sécurité à l'intérieur des camps, notamment la police du Fateh, ont pris des mesures renforcées pour empêcher l'arrivée de ces éléments. De même, l'armée libanaise a intensifié pour les...
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