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Moyen Orient et Monde

Brèves internationales

Guinée
Le massacre du 28 septembre constitue « un crime contre l'humanité », affirme HRW


Le massacre et les viols perpétrés le 28 septembre à Conakry par les forces de sécurité « constituent vraisemblablement des crimes contre l'humanité », juge Human Rights Watch, en conclusion de son rapport détaillé sur les faits, publié hier et transmis à l'AFP à Dakar. Au premier rang des personnes dont la responsabilité pénale doit être examinée, l'ONG cite le capitaine Moussa Dadis Camara, président autoproclamé de la Guinée depuis la prise de pouvoir par l'armée en décembre 2008. Elle met également directement en cause Aboubakar Sidiki Diakité dit Toumba, l'aide de camp de Camara qui, le 3 décembre, a blessé le président en lui tirant dessus. HRW estime aussi que le bilan du massacre va de 150 à 200 personnes tuées. « Des témoins ont affirmé avoir vu au moins quatre femmes et jeunes filles se faire tuer pendant qu'elles étaient violées ou immédiatement après. Une femme a été tuée d'une balle dans le vagin alors qu'elle était allongée sur le dos au milieu du stade, suppliant qu'on épargne sa vie », rapporte l'ONG.

Religion
Abus sexuels en Irlande : le pape a accepté la démission d'un évêque


Le pape Benoît XVI a accepté hier la démission de l'évêque irlandais de Limerick (Ouest), Donal Murray, accusé d'avoir dissimulé les agissements de prêtres qui ont abusé de centaines d'enfants pendant plusieurs décennies dans la région de Dublin. Dès l'annonce de la décision, Donal Murray a présenté ses « humbles excuses à tous ceux qui ont été abusés quand ils étaient petits ». « Je sais très bien que ma démission ne peut pas annuler la douleur subie par ceux qui ont survécu aux abus et continuent à souffrir aujourd'hui », a-t-il reconnu dans un communiqué. Il a expliqué avoir « demandé au saint-père de l'autoriser à démissionner parce qu'il pensait que sa présence créerait des difficultés pour certaines victimes, qui doivent occuper la première place dans nos pensées et nos prières ».

L'ex-archevêque zambien Milingo réduit à l'état laïc

L'ancien archevêque zambien de Lusaka, Mgr Emmanuel Milingo, déjà excommunié en septembre 2006, a été réduit à l'état laïc, une punition rare de l'Église catholique, après avoir ordonné de nouveaux prêtres, a indiqué hier le Vatican. « M. Milingo n'a malheureusement pas fait preuve du repentir espéré (...), il a au contraire poursuivi l'exercice illégitime des activités d'évêque, commettant de nouveaux délits contre l'unité de l'Église », indique un communiqué du Vatican. « Celui-ci a, en particulier, procédé ces derniers mois à plusieurs ordinations épiscopales. Ces graves délits, signe de l'éloignement persistant de M. Emmanuel Milingo (de l'Église officielle), ont contraint le Vatican a ajouté la punition ultérieure de réduction à l'état laïc », poursuit le document.

Grande-Bretagne
Le prince Charles critiqué pour des pressions sur le gouvernement

Le prince Charles qui a des vues très tranchées sur l'architecture et l'environnement, a écrit directement à plusieurs ministres britanniques, a rapporté hier le Guardian qui s'inquiète de manquements au devoir de réserve de l'héritier du trône. Le fils de la reine Élisabeth a écrit à des responsables de huit différents ministères du gouvernement, dont le Trésor, les Affaires étrangères et l'Éducation depuis 2006, selon les informations obtenues par le journal.

Pakistan
L'opposition réclame la démission de Zardari

Le principal parti d'opposition pakistanais a réclamé hier la démission du président Asif Ali Zardari et de certains de ses ministres au lendemain de l'annulation par la Cour suprême d'un décret d'amnistie les concernant, qui ouvre la voie à des poursuites pour corruption. « Nous suggérons au président Zardari de démissionner pour des raisons morales », et à « tous les ministres concernés » de faire de même, a déclaré à l'AFP Siddiqul Farooq, porte-parole de la Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N), le parti de l'ancien Premier ministre Nawaz Sharif. Le président Zardari « ne devrait pas se servir de la Constitution comme d'une béquille », a ajouté le porte-parole du PML-N, arrivé second derrière le Parti du peuple pakistanais (PPP) de M. Zardari lors des législatives de 2008.

Turquie
Le gouvernement va redoubler d'efforts pour résoudre le problème kurde

Le gouvernement turc va redoubler d'efforts pour mettre en place des réformes en faveur de la minorité kurde, en dépit des tensions et incidents meurtriers de ces dernières semaines, a déclaré hier le ministre de l'Intérieur Besir Atalay. « Nous allons intensifier les travaux pour des mesures à court et à moyen terme (...) Nous continuerons de mener notre initiative avec détermination », a-t-il dit lors d'une conférence de presse. Ces mesures concernent en particulier la création de commissions indépendantes pour prévenir les discriminations et les actes de torture par les forces de sécurité, a expliqué M. Atalay.

Italie
À sa sortie de l'hôpital, Berlusconi réclame un climat politique apaisé


Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a lancé hier un appel au « dialogue » et souhaité un climat politique « apaisé », dans une déclaration envoyée aux médias, peu après sa sortie de l'hôpital milanais où il était soigné depuis son agression par un déséquilibré dimanche. « Il me restera deux choses de ces journées, la haine de quelques-uns, l'amour de tant et tant d'Italiens », a déclaré M. Berlusconi, dans le message, en demandant que « s'ouvre une nouvelle ère de dialogue ». Le Cavaliere a souhaité que tous ses adversaires « sachent vraiment prendre leurs distances de manière honnête de quelques incitateurs à la violence ».
GuinéeLe massacre du 28 septembre constitue « un crime contre l'humanité », affirme HRWLe massacre et les viols perpétrés le 28 septembre à Conakry par les forces de sécurité « constituent vraisemblablement des crimes contre l'humanité », juge Human Rights Watch, en conclusion de son rapport détaillé sur les faits, publié hier et transmis à l'AFP à Dakar. Au premier rang des personnes dont la responsabilité pénale doit être examinée, l'ONG cite le capitaine Moussa Dadis Camara, président autoproclamé de la Guinée depuis la prise de pouvoir par l'armée en décembre 2008. Elle met également directement en cause Aboubakar Sidiki...
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