S'exprimant dans le cadre d'une interview à une chaîne télévisée, la ministre a affirmé que « l'éventuelle subvention du mazout au cours de la saison hivernale sera à l'ordre du jour de la prochaine séance du Conseil des ministres ». « Nous élaborerons, en collaboration avec le ministère de l'Énergie, un mécanisme pour cette subvention dans les plus brefs délais, notre but étant de venir en aide à la population sans grever le budget de l'État », a-t-elle précisé.
La privatisation n'est plus un sujet de discorde
Raya el-Haffar a également noté que dans sa déclaration de politique générale, le gouvernement a promis de respecter les engagements qu'il a pris à Paris III, dont la privatisation de certaines compagnies publiques. « Cette décision a été prise à l'unanimité et il n'y a pas d'obstacles préalables au processus de privatisation, a-t-elle ajouté. Nous attendons les plans que devraient proposer les ministres de l'Énergie et des Télécoms en la matière. Mais en tout état de cause, nous sommes convaincus que ces deux secteurs devraient être libéralisés pour réduire partiellement la dette publique et améliorer la qualité des services fournis au consommateur, tout en réduisant leurs tarifs. Tous les membres du gouvernement sont convaincus que nous devons prendre ce chemin et sont conscients de l'importance de la privatisation. Cette dernière ne signifie pas nécessairement la vente de tous les actifs publics. Elle peut être totale ou partielle. De plus, le cabinet dans son ensemble est favorable à la participation du public à la privatisation à travers l'émission d'actions que les citoyens pourront acquérir. En tout cas, la privatisation n'est plus un sujet de discorde. »
La grande argentière a également exprimé son refus de toute forme de monopole, « qu'il soit public ou privé ». « La libre concurrence ne peut qu'être bénéfique pour la population, car elle permet de réduire les prix et d'améliorer la qualité des services, a-t-elle ajouté. Il faudrait mettre en place le cadre institutionnel qui permettra de lancer la privatisation, en dynamisant par exemple l'Autorité de régulation des télécoms (ART) afin de nous assurer qu'il n'y aura pas de monopole et que tous les investisseurs seront traités équitablement. »
Et la ministre el-Haffar d'appeler enfin à l'application des réformes présentées à Paris III, « non pas seulement pour obtenir le versement des aides promises, mais également pour améliorer le climat de l'investissement et des affaires, au grand profit de tous ».

