Dans son intervention au Parlement, il a reproché à l'opposition, notamment au Bloc du changement et de la réforme, d'avoir fait de cette question son cheval de bataille avant les élections et de l'avoir « oubliée » par la suite.
Il lui a notamment reproché de ne pas avoir pris en compte les revendications de ces communautés qui avaient réclamé qu'un ministre, dont l'appartenance communautaire serait différente de celle du député les représentant au Parlement, soit nommé au sein du nouveau gouvernement. M. de Freige a insisté sur la nécessité de rendre justice aux minorités lors des prochaines nominations administratives, diplomatiques, militaires et judiciaires et, « surtout, dans la nouvelle loi électorale ».
Le parlementaire a ensuite exprimé l'espoir qu'une suite favorable sera donnée à la proposition de loi qu'il avait soumise au bureau de la Chambre et prévoyant l'accroissement du nombre de députés pour que les syriaques orthodoxes et catholiques soient représentés par deux sièges à Zahlé et à Beyrouth et que les sunnites et chiites du Akkar et de Nabatiyeh puissent avoir deux députés supplémentaires.
« Si nos revendications ne sont pas satisfaites, je compte demander, en ma qualité de député représentant les minorités, de rayer ces communautés de la liste des 18 communautés reconnues au Liban », a-t-il menacé. Ce à quoi le président de la Chambre a rétorqué en s'adressant non pas au parlementaire mais aux députés du Bloc du changement et de la réforme : « Vous ne voulez pas de la commission chargée d'abolir le confessionnalisme politique ? Eh bien, assumez ! »

