L'Inter (groupe F) n'a pas véritablement de calcul à faire : seul un succès face au Rubin garantit sa présence en huitièmes. Un nul 0-0 ou 1-1 peut également suffire, mais à la condition que dans l'autre match, le Dynamo ne batte pas le FC Barcelone à Kiev. Dans tous les autres cas, c'est l'élimination garantie.
Pour Mourinho, cette rencontre a des allures de quitte ou double.
Si le club s'est attaché les services du très médiatique portugais il y a un an et demi, et ce pour près de 11 millions d'euros nets par an selon La Gazzetta dello Sport, c'est en lui confiant une mission bien précise : refaire briller l'équipe en Ligue des champions.
Souveraine en Italie - elle est quadruple championne en titre -, l'Inter peine encore grandement en C1 (trois éliminations successives en 8es depuis 2007), une compétition qu'elle n'a plus remportée depuis son doublé de 1964-65.
Pourtant fort de sa victoire avec le FC Porto en 2004 puis de ses bonnes performances avec Chelsea, Mourinho n'est pas encore parvenu à inverser la tendance. Au printemps dernier, son équipe a été sortie par Manchester (0-0, 2-0) dès le premier tour à élimination directe, et cette saison, elle n'est jusqu'ici parvenue à ne gagner qu'un seul match face au Dynamo à Kiev (1-2), et ce avec deux buts dans les quatre dernière minutes.
Pression
Ses statistiques en C1 depuis septembre 2007 sont à ce sujet encore plus éloquentes : 13 matches, 4 défaites, 6 nuls et seulement 3 victoires.
Si l'Inter devait finalement « se planter » et être éliminée, la situation de Mourinho deviendrait plus difficile à tenir, quand bien même son équipe est leader de série A. Son prédécesseur Roberto Mancini a bien été limogé pour manque de résultats en Europe malgré la conquête de deux scudetti d'affilée (2007, 2008).
Selon Sandro Mazzola, ex-attaquant de la mythique « Grande Inter » des années 60 et ex-dirigeant du club, interrogé sur la Rai, « si l'Inter est éliminée, Mourinho s'en ira à la fin de la saison ».
« Quel rôle a M. Mazzola à l'Inter ? C'est lui qui signe mon chèque de fin de mois », a sèchement rétorqué le Portugais hier, tout en refusant d'évoquer son avenir.
L'hypothèse de son départ permet cependant à la presse italienne de spéculer d'ores et déjà sur le nom d'un successeur. Et à ce jeu-là, Luciano Spalletti, ex-entraîneur de la Roma, et le Français Laurent Blanc, ex-défenseur de l'Inter et champion de France avec Bordeaux en 2009, sont les favoris.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef