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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

Afghanistan, Iran et Kurdes au menu d’une rencontre Obama-Erdogan

Pour les États-Unis, Ankara est un acteur de premier plan sur plusieurs fronts, dont l'Iran.

Le président Barack Obama a reçu hier le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan à la Maison-Blanche, occasion pour les deux dirigeants d'aborder les dossiers épineux de l'Afghanistan, de l'Iran et de la rébellion kurde.
« La Turquie est un acteur de premier plan sur énormément de fronts qui nous occupent », a expliqué un haut responsable de l'administration américaine sous le couvert de l'anonymat. Membre de l'OTAN, la Turquie, qui partage une frontière avec l'Irak et l'Iran, est l'un des principaux alliés de Washington dans la région. Quelque 1 700 soldats turcs sont déployés en Afghanistan. La visite de M. Erdogan intervient moins d'une semaine après l'annonce par M. Obama de l'envoi de 30 000 soldats supplémentaires en Afghanistan, suivie par celle des autres membres de l'OTAN de fournir un nouveau contingent de 7 000 hommes pour tenter de vaincre les talibans et el-Qaëda. Mais bien que disposant de la deuxième armée de l'Alliance atlantique, la Turquie refuse d'engager ses troupes dans des missions de combat par souci de ne pas heurter les musulmans. Les soldats turcs effectuent des missions de patrouille à Kaboul et d'entraînement des forces afghanes. « Pour l'instant, nous avons fait ce que nous avions à faire là-bas, le nombre de nos soldats a atteint la limite utile », a d'ailleurs déclaré M. Erdogan dimanche en quittant Istanbul. « Nous ne demandons pas des choses spécifiques à la Turquie, et nous ne nous attendons pas à une annonce », a concédé un autre haut responsable de l'administration Obama, lui aussi requérant l'anonymat.
La Turquie fait valoir que son armée est déjà très occupée par la lutte contre les rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le Sud-Est anatolien. Ce sujet a été au cœur des discussions à Washington, avec notamment une évaluation des récentes initiatives du gouvernement turc en faveur d'un renforcement des droits des Kurdes, visant à tarir le soutien dont dispose le PKK. Washington facilite depuis 2007 la lutte de la Turquie contre le PKK en fournissant des informations en temps réel sur les mouvements des rebelles dans les montagnes du nord de l'Irak.
L'Iran a lui aussi suscité des discussions entre les deux alliés après des déclarations de M. Erdogan, qui a défendu le caractère pacifique du programme nucléaire iranien et reproché aux puissances occidentales de fermer les yeux quand il s'agit d'Israël, considéré comme disposant en secret de l'arme nucléaire.
M. Obama a affirmé hier que la Turquie était un partenaire « important » pour régler la crise iranienne. Ne ménageant pas ses compliments envers la Turquie, un des grands alliés des États-Unis au Moyen-Orient, M. Obama a souligné que la communauté internationale essayait de faire en sorte que Téhéran coopère. À Washington, M. Erdogan, dont les propos étaient traduits en anglais par un interprète, a affirmé que son pays soutenait une solution pacifique à la crise nucléaire.
Les dossiers arménien et chypriote ont également été évoqués lors de la rencontre, selon l'administration américaine.
Le président Barack Obama a reçu hier le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan à la Maison-Blanche, occasion pour les deux dirigeants d'aborder les dossiers épineux de l'Afghanistan, de l'Iran et de la rébellion kurde.« La Turquie est un acteur de premier plan sur énormément de fronts qui nous occupent », a expliqué un haut responsable de l'administration américaine sous le couvert de l'anonymat. Membre de l'OTAN, la Turquie, qui partage une frontière avec l'Irak et l'Iran, est l'un des principaux alliés de Washington dans la région. Quelque 1 700 soldats turcs sont déployés en Afghanistan. La visite de M. Erdogan intervient moins d'une semaine après l'annonce par M. Obama de l'envoi de 30 000...
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