Israël préfère une médiation française avec la Syrie
OLJ /
le 08 décembre 2009 à 00h25
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé hier qu'il préférait la France à la Turquie comme médiateur pour des négociations avec la Syrie, a-t-on indiqué de sources parlementaires. « Nous sommes prêts à des négociations immédiates sans condition préalable. Lors d'une rencontre, le président français Nicolas Sarkozy m'a dit que les Syriens préfèrent une médiation turque et je lui ai répondu que nous préférons des contacts directs ou à défaut une médiation française », a affirmé M. Netanyahu, selon ces sources. Le Premier ministre a tenu ces propos, rapportés ensuite aux journalistes, lors d'une réunion de la commission de la Défense et des Affaires étrangères du Parlement. Selon la chaîne Dix israélienne, M. Netanyahu a par ailleurs indiqué avoir été informé par M. Sarkozy que son homologue syrien Bachar el-Assad était prêt à engager des négociations de paix avec l'État hébreu sans exiger que celui-ci s'engage préalablement à se retirer du plateau du Golan, occupé depuis 1967. M. Netanyahu a rencontré à Paris, le 11 novembre, M. Sarkozy, qui s'est ensuite entretenu avec M. Assad. À cette occasion, M. Assad avait déclaré : « Aujourd'hui, la Syrie veut la paix. Il existe un médiateur qui est la Turquie et qui est prêt à reprendre sa médiation. Il existe également un soutien français et européen à ce processus. Ce qui nous manque, c'est un partenaire israélien qui est prêt à aller de l'avant et prêt à parvenir à un résultat. » Lors d'une visite ensuite en Arabie saoudite, M. Sarkozy s'est réjoui de la volonté d'Israël et de la Syrie de reprendre leurs négociations. « Les Israéliens comme les Syriens se sont dit prêts à reprendre les négociations. Reste à s'entendre sur les modalités », avait-il affirmé, précisant que la France était « disponible pour faciliter la reprise de ces discussions ». Israël et la Syrie sont formellement en état de guerre depuis 1948, mais ont signé des accords d'armistice et de cessez-le-feu. En échange de la paix, la Syrie exige la restitution intégrale du plateau du Golan conquis par l'armée israélienne en juin 1967 et annexé par l'État hébreu en 1981. Après un gel de huit ans, les deux pays avaient repris en mai 2008 des négociations indirectes, sous l'égide de la Turquie, afin de parvenir à un accord de paix. Mais elles ont été interrompues avec l'opération israélienne « Plomb durci » (décembre 2008-janvier 2009) dans la bande de Gaza.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé hier qu'il préférait la France à la Turquie comme médiateur pour des négociations avec la Syrie, a-t-on indiqué de sources parlementaires. « Nous sommes prêts à des négociations immédiates sans condition préalable. Lors d'une rencontre, le président français Nicolas Sarkozy m'a dit que les Syriens préfèrent une médiation turque et je lui ai répondu que nous préférons des contacts directs ou à défaut une médiation française », a affirmé M. Netanyahu, selon ces sources. Le Premier ministre a tenu ces propos, rapportés ensuite aux journalistes, lors d'une réunion de la...
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