L'Iran a réclamé lundi la libération "sans condition" d'un ressortissant détenu aux Etats-Unis sur des accusations de trafic d'armes au profit de Téhéran.
Amir Hossein Ardebili, maintenu en détention aux Etats-Unis depuis 2008 et dont la peine doit être prononcée le 14 décembre, doit être relâché "sans condition dans la mesure où il n'existe aucune preuve fiable" de sa culpabilité, a déclaré le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki.
Dénonçant cette arrestation, M. Mottaki, dont les propos ont été rapportés par l'agence Irna, a estimé qu'elle reflétait les "pièges" tendus à des Iraniens "ici où là (et) qui n'ont aucune base légale".
Mercredi dernier, les Etats-Unis, par la voix du procureur fédéral du Delaware (est), ont pour la première fois révélé qu'ils maintenaient en détention sur leur sol un Iranien soupçonné de trafic d'armes vers l'Iran, extradé il y a deux ans de Géorgie selon la presse américaine.
Poursuivi notamment pour contrebande, complot et blanchiment d'argent, Amir Hossein Ardebili a plaidé coupable en mai 2008 et sa peine sera prononcée le 14 décembre, a indiqué le ministère américain de la Justice dans un communiqué.
Selon la même source, l'homme a été confondu après trois ans de travail d'infiltration par un agent fédéral américain sous couverture. M. Ardebili était, d'après la même source, "un agent chargé d'acquérir des armes en grande quantité pour le compte du gouvernement iranien".
Selon un journal américain, l'Iran a déjà officiellement demandé à plusieurs reprise la libération d'Amir Hossein Ardebili.
Les Etats-Unis arrêtent régulièrement sur leur sol des personnes soupçonnées d'envoyer des armes vers l'Iran, pays avec lequel Washington n'entretient plus de relations diplomatiques depuis près de 30 ans.
Amir Hossein Ardebili, maintenu en détention aux Etats-Unis depuis 2008 et dont la peine doit être prononcée le 14 décembre, doit être relâché "sans condition dans la mesure où il n'existe aucune preuve fiable" de sa culpabilité, a déclaré le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki.
Dénonçant cette arrestation, M. Mottaki, dont les propos ont été rapportés par l'agence Irna, a estimé qu'elle reflétait les "pièges" tendus à des Iraniens "ici où là (et) qui n'ont aucune base...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine