Manu Codjia a habité l'espace d'une soirée le Music Hall, clôturant une année très fructueuse en eurythmies avec les festivals « Liban Jazz » et « Liban World » de Karim Ghattas et Éléftériadès.
Un guitariste virtuose et doué, ayant cumulé les honneurs et joué avec les jazzmen les plus prestigieux (J. Kühn, H. Texier, M. Portal, M. Ducret, L. Sclavis, E. Truffaz...), a décidé de se débarrasser de l'étiquette de «sideman supertalentueux» qui lui collait à l'épiderme pour se taguer le titre de «chasseur de nouveautés». Manu Codjia est sans aucun doute un excellent musicien-compositeur, mais les divagations sonores de son trip «music-hallien» n'étaient certainement pas du goût de Monsieur Tout-le-monde. Entre bruissements ou fulgurances, ses improvisations illustraient son goût prononcé pour l'éclectisme. Sa guitare, nourrie de rock, faisait naviguer les sons (qui surgissent par mégarde) entre blues, electro et reggae. Parmi les influences considérables de ce natif de Chaumont, ancien élève du Conservatoire national supérieur de musique de Paris, citons les guitaristes américains, dont Wes Montgomery, la référence ; Bill Frisell, Pat Metheny, John Scofield, Marc Ducret. «Et le créateur par excellence: Miles Davis. Je puise dans le réservoir de sons de ces inventeurs pour partir à la recherche des miens propres. Enfin, j'écoute beaucoup les collègues dans les festivals où je suis invité», disait l'artiste récemment dans la presse. Accompagné de Philippe Garcia à la batterie et aux machines et Michel Benita à la contrebasse, avec une apparition bien appréciée de Khaled Yassine à la darbouka, Codjia enchaîne les accords et les «voicings» inédits et dynamiques. Ce musicien avant-gardiste et ouvert n'a certainement pas froid aux yeux.
Un guitariste virtuose et doué, ayant cumulé les honneurs et joué avec les jazzmen les plus prestigieux (J. Kühn, H. Texier, M. Portal, M. Ducret, L. Sclavis, E. Truffaz...), a décidé de se débarrasser de l'étiquette de «sideman supertalentueux» qui lui collait à l'épiderme pour se taguer le titre de «chasseur de nouveautés». Manu Codjia est sans aucun doute un excellent musicien-compositeur, mais les divagations sonores de son trip «music-hallien» n'étaient certainement pas du goût de Monsieur Tout-le-monde.Entre bruissements ou fulgurances, ses improvisations illustraient son goût prononcé pour l'éclectisme. Sa guitare, nourrie de rock, faisait naviguer les sons (qui surgissent par...
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