Amélie Mauresmo s'en va avec après avoir occupé la première place mondiale et remporté un Masters, deux titres du grand chelem, à l'Open d'Australie et à Wimbledon, et 25 tournois.
Sa décision de raccrocher, après vingt-cinq ans de tennis et douze ans de carrière professionnelle, n'a pas surpris grand monde, tant sa carrière a été émaillées de blessures et de coups de blues depuis trois ans. De plus, l'envie n'était plus là.
Il n'empêche que son jeu complet et son revers incomparable ont certainement marqué l'histoire de son sport, tout comme sa capacité à venir chercher les points au filet, comme le faisait Martina Navratilova il y a une vingtaine d'années.
« Coming Out »
Celle qui fut inspirée par Yannick Noah - dernier vainqueur français de Roland-Garros en 1983 et son mentor lors de la victoire de l'équipe de France en Fed Cup en 2003 - n'a cependant pas répondu aux attentes de tous ses supporters.
Ce fut notamment le cas à Roland -Garros où elle n'a jamais dépassé les quarts de finale.
Parfois soupçonnée d'une fragilité mentale qui ne lui ressemble en rien, elle a montré un caractère d'acier qui l'a notamment conduite à révéler son homosexualité à l'âge de 20 ans et alors qu'elle disputait sa première finale en grand chelem, en Australie, en 1999.
Ce « coming out », qui constituait une première depuis Martina Navrilova, vingt ans plus tôt, lui a valu les soupçons de certaines joueuses qui ont mis en cause son physique athlétique, et une marionnette peu flatteuse aux Guignols de l'Info.
Elle a laissé les « on-dit » derrière elle et prouvé par son tennis qu'elle était une championne, comme le prouve sa présence dans le top 10 de 2001 à 2006, avec une première apparition au premier rang mondial en 2004.
Son plus grand succès fut sans doute de devenir la première Française de l'ère Open à s'imposer à Wimbledon.
Ce sommet atteint, les doutes sont venus. Ils se sont transformés en une « grande lassitude », qui ne pouvait que déboucher sur une fin de carrière prématurée.


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