Cinq personnes, dont un chef antiterroriste, tués dans un attentat à Tikrit
Le chef antiterroriste de la province irakienne de Salaheddine et quatre autres personnes ont été tués hier dans un attentat-suicide à Tikrit (Nord), a affirmé à l'AFP une source policière. Le lieutenant-colonel Ahmad al-Fahal, l'un des architectes de la défaite d'el-Qaëda dans la région, se trouvait à l'intérieur d'une bijouterie du centre de Tikrit avec ses gardes du corps au moment de l'attentat, a indiqué le colonel de police Abdel Hadi. Par ailleurs, deux soldats postés à un barrage près d'une base militaire ont été tués dans la localité de Mohalabiya, à 40 km au nord-ouest de Mossoul (350 km au nord de Bagdad), par des hommes à bord d'un véhicule qui ont ouvert le feu sur eux.
Yémen
Un mort dans des heurts entre séparatistes et la police dans le sud du pays
Un civil a été tué et quatre autres personnes, dont un responsable policier, ont été blessées dans des heurts ayant émaillé des manifestations dans le sud du Yémen, animées par un courant séparatiste, a-t-on appris auprès de témoins et d'une source policière. Le rassemblement, à Zinjibar, chef-lieu de la province d'Abyan, à 450 km au sud de Sanaa, était organisé pour marquer le 42e anniversaire de l'indépendance de l'ex-Yémen du Sud, intervenu le 30 novembre, et pour réclamer la libération des militants sudistes arrêtés ces derniers mois, a-t-on ajouté. Plus au nord-est, à Qaatabah, dans la province voisine de Dhaleh, le chef adjoint de la police et un civil ont été blessés dans des affrontements, selon des habitants et une source policière.
Égypte
La torture est « systématique » dans « l'État policier », selon des ONG
L'Égypte est devenue un « État policier », où la torture est « routinière et systématique », accusent 16 organisations non gouvernementales égyptiennes dans un rapport transmis à l'ONU et publié hier. « L'appareil de sécurité joue un rôle central dans tous les domaines de la vie publique » et les « responsables de violations échappent en général à toute punition dans un climat d'impunité créé intentionnellement » dans la foulée de l'état d'urgence, poursuivent-elles. Décrétée depuis l'assassinat du président Anouar al-Sadate par des islamistes en octobre 1981, cette loi d'exception, dont la levée est l'une des principales revendications de l'opposition, a été systématiquement reconduite depuis. Les ONG font état de « centaines de témoignages », ajoutant que dans « plusieurs cas prouvés, la torture a été cause de décès ». Le rapport note que la torture ne vise pas seulement les militants politiques, et que les pauvres y sont particulièrement exposés.


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve