« Je suis en faveur de la sanction lorsque le commandant d'une unité quelconque viole la loi. Mais je ne suis pas d'accord sur le fait de renoncer à une sanction une fois qu'elle a été imposée », a-t-il dit. « S'il s'avère par la suite que le directeur a injustement sanctionné son subordonné, le ministre de tutelle, Ziyad Baroud, peut à son tour sanctionner le directeur pour une période qui varie entre quinze et soixante jours. Si le ministre considère au contraire que la décision du directeur était pertinente, ce dernier sera récompensé et soutenu », a-t-il dit.
Pour M. Murr, le ministre qui détient par la loi l'autorité sur l'ensemble de l'institution « n'émet pas de souhaits ». Il prend des décisions sur base des prérogatives qui lui sont accordées, a-t-il dit en substance.
Prié de commenter la question de « l'illégalité » du service des renseignements des FSI, le ministre de la Défense a indiqué qu'« il ne fallait pas que les ministres de l'Intérieur qui se sont succédé après le ministre Sleimane Frangié - notamment Hassan Sabeh, et Ahmad Fatfat, ministre par intérim, et Ziyad Baroud - acceptent la création de ce service qui est contraire à la loi 17 », soulignant que ce dossier devait être soumis au Conseil des ministres. « Lorsque j'étais moi-même ministre, je n'avais pas accepté que cet organisme se transforme en service, et ce, en dépit du respect que j'ai pour la rigueur de son travail et de ses investigations. À ce moment-là, qu'est-ce qui empêcherait un jour la direction des services de renseignements de l'armée de créer un service de lutte antiterroriste par exemple sur une simple décision du conseil militaire sans en référer au Conseil des ministres ? » s'est interrogé M. Murr.
Pour sa part, le député Ahmad Fatfat a estimé que ce qui se passe au sein des FSI est « dû à des complications qui datent depuis un certain temps et qui doivent être réglées ». M. Fatfat a indiqué que ce dossier sera bientôt soumis au Conseil des ministres.

