Les familles des mineurs victimes d'un coup de grisou dans une mine du nord-est de la Chine sont en colère et demandent des comptes : le bilan s'est alourdi à 104 morts et l'espoir de retrouver des survivants est très mince. Hier, à Hegang, dans la province du Heilongjiang, près de la frontière russe, les autorités devaient faire face au désespoir et à l'ire des proches des victimes, plus de 48 heures après le plus grave accident minier depuis près de deux ans. Selon le China Daily, chaque famille va recevoir au moins 250 000 yuans (24 600 euros) de compensation, soit 25 % de plus que normalement. Une aide psychologique a été mise en place pour assister les familles, a assuré Zhang. Selon les premiers éléments de l'enquête, la responsabilité des responsables de la mine est engagée. « Le système de responsabilité pour la sécurité de la mine n'a pas marché, il n'y avait pas assez de contrôle des risques potentiels », a déclaré à la télévision nationale CCTV Luo Lin, directeur de l'administration d'État pour la sécurité au travail. « Cet accident est clairement lié à un manque de responsabilité », a-t-il souligné. Une enquête a été ouverte pour déterminer s'il n'y avait pas eu collusion entre les autorités de la mine et des responsables locaux pour ne pas appliquer les règles de sécurité. Le numéro un, le numéro deux et l'ingénieur en chef de la mine ont été démis de leurs fonctions, selon les médias officiels chinois.
D'une des entrées de la mine sortait encore de la fumée hier, alors que les équipes de secouristes étaient à la recherche des quatre derniers mineurs portés disparus après avoir récupéré 12 corps.