C'est ce que le ministre de l'Information, Tarek Mitri, a déclaré hier au terme de quatre heures et demie de débats. Il a fait état d'échanges « positifs », mais, en réalité, il n'a toujours pas été possible de s'entendre sur les points essentiels. Le volet politique est « presque » fini, a-t-il indiqué, jugeant difficile une approbation du texte avant l'Indépendance.
De sources proches du 14 Mars, citées par notre correspondante au palais de Baabda, Hoda Chedid, on apprend qu'une réunion de coordination s'est tenue à déjeuner dans un des restaurants de Beyrouth, en présence des députés Georges Adwan, Antoine Zahra (Forces libanaises), Sélim Sayegh et Élie Marouni (Kataëb) et des ministres Tarek Mitri, Boutros Harb et Jean Oghassabian.
Décision a été prise d'adopter une position commune par rapport aux sujets conflictuels qui devaient être abordés en fin d'après-midi et de tenir une deuxième réunion aujourd'hui pour poursuivre les échanges sur base des réactions qui auraient émergé en soirée.
Selon les mêmes sources, les Kataëb, les FL, ainsi que M. Harb restent farouchement hostiles au texte proposé et envisagent de consigner leurs réserves dans le procès-verbal de la réunion de clôture, à l'instar de leurs collègues dans l'ancien gouvernement, Nassib Lahoud, Ibrahim Najjar, Antoine Karam et Élie Marouni, si une majorité se forme autour de cette formule.
Ils souhaitent introduire des amendements à certains points, et notamment aux deux volets relatifs au Tribunal spécial pour le Liban et à la résistance. L'opposition, ainsi que le représentant du PSP souhaitent ajouter au premier l'expression « loin de toute politisation et volonté vindicative », alors que le 14 Mars rejette cette condition, partant du principe qu'il ne faut pas lier l'action du tribunal par des conditions préliminaires qui peuvent par la suite justifier toutes sortes d'interprétations susceptibles de compromettre son action.
Concernant le second volet, les personnes réunies ne veulent pas d'une mention de la résistance, et souhaitent que le texte précise que la décision de guerre et de paix est seulement du ressort de l'État.

