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Économie - Climat

L’UE n’acceptera pas un « mauvais compromis » à Copenhague

L'Union européenne devra s'opposer à un mauvais compromis lors de la conférence de Copenhague sur le climat et exigera un accord contraignant avec des objectifs précis de réduction des émissions de gaz à effet de serre, ont annoncé hier la France et l'Allemagne.
Tous les dirigeants de l'UE devront être présents à Copenhague les 17 et 18 décembre et nous n'accepterons pas un mauvais compromis, a affirmé le chef de l'État français Nicolas Sarkozy à l'issue d'une réunion avec la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre danois Lars Loekke Rasmussen avant le début d'un sommet extraordinaire convoqué à Bruxelles pour désigner le premier président de l'UE et le chef de la diplomatie européenne.
« Le président Sarkozy et moi-même suivons avec la plus grande inquiétude l'évolution des choses. On voit que les ambitions concernant les objectifs de Copenhague semblent se réduire comme peau de chagrin », a déploré Angela Merkel.
« Il était important que nous appuyions la présidence danoise (organisatrice de la conférence) pour que le sommet de Copenhague soit vraiment un succès, car avec la bonne volonté de tous, cela peut être un succès », a-t-elle expliqué.
« Nous devons avoir dès le premier semestre de l'an prochain un accord contraignant et être capables de contrôler que les objectifs (de réduction des émissions) sont bien réalisés. Il faut que les engagements politiques soient pris dès Copenhague », a insisté Mme Merkel. « Nous voulons un succès à Copenhague », a renchéri Nicolas Sarkozy. « Nous avons fixé un certain nombre de lignes rouges », a-t-il ajouté. « Copenhague doit prévoir des chiffres, des objectifs précis, intégrer des règles contraignantes » a-t-il affirmé.
« L'Europe a fait beaucoup. Nous sommes prêts à faire davantage. (...) Mais il faut que ça bouge dans toutes les parties du monde », a lancé le chef de l'État français. « L'idée est d'avoir un seul accord et deux objectifs », a souligné Lars Loekke Rasmussen. L'accord doit être « contraignant », a-t-il insisté. « Cela implique des objectifs de réduction des émissions pour tous les pays industrialisés et être extrêmement concrets sur toutes les questions de financement », a-t-il précisé. « Je suis très heureux que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel aient décidé d'utiliser tout le talent diplomatique qui est le leur pour inciter les autres responsables politiques à s'engager derrière nous et derrière nos objectifs », a-t-il ajouté.
L'hommage est une reconnaissance explicite de l'influence des deux dirigeants qui n'ont pas associé leurs homologues européens à cette réunion. L'UE s'est engagée à réduire ses émissions de 20 % par rapport à leurs niveaux de 1990 en 2020 et de porter cet effort à 30 % en cas d'accord international imposant des efforts similaires aux autres pays développés.
L'Union européenne devra s'opposer à un mauvais compromis lors de la conférence de Copenhague sur le climat et exigera un accord contraignant avec des objectifs précis de réduction des émissions de gaz à effet de serre, ont annoncé hier la France et l'Allemagne.Tous les dirigeants de l'UE devront être présents à Copenhague les 17 et 18 décembre et nous n'accepterons pas un mauvais compromis, a affirmé le chef de l'État français Nicolas Sarkozy à l'issue d'une réunion avec la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre danois Lars Loekke Rasmussen avant le début d'un sommet extraordinaire convoqué à Bruxelles pour désigner le premier président de l'UE et le chef de...
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