Al-Bachir de plus en plus marginalisé
Le président soudanais Omar al-Bachir, sous le coup d'un mandat d'arrêt pour génocide, est de plus en plus marginalisé et ses déplacements sont limités, a estimé hier le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye.
Omar al-Bachir a dû renoncer à plusieurs déplacements en raison du mandat d'arrêt émis le 4 mars par la CPI à son encontre, a constaté M. Moreno-Ocampo. M. al-Bachir est recherché pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour, une région de l'ouest du Soudan en guerre civile depuis 2003.
Combats tribaux au Sud : 47 morts
Des combats survenus en début de semaine entre des membres de deux tribus rivales ont fait 47 morts et plus d'une dizaine de blessés dans l'État sud-soudanais de Lakes, a indiqué hier un porte-parole militaire. Depuis le début de l'année, quelque 2 000 personnes sont mortes lors de combats tribaux au Sud-Soudan, vaste région sous-développée qui panse encore ses plaies, quatre ans après la fin d'une guerre civile avec le nord du pays à l'origine de deux millions de morts en plus de deux décennies. Ces nouvelles violences surviennent alors que l'enregistrement des électeurs pour les premières élections multipartites depuis 1986, prévues en avril 2010, est actuellement en cours à travers le Soudan.
Koweït
Le Parlement demande l'audition de deux ministres
Deux députés de l'opposition au Koweït ont demandé hier d'interroger les ministres de l'Intérieur et des Travaux publics sur leurs gestions, ce qui risque de provoquer une nouvelle crise politique. Le 15 novembre, le député islamiste Fayçal al-Muslim a demandé l'audition du Premier ministre, cheikh Nasser Mohammad al-Sabah, pour détournement de fonds publics, ce qui avait mis de la tension dans les rapports entre le Législatif et l'Exécutif dont les disputes ont été à l'origine de nombreuses crises politiques ces dernières années. Les trois auditions doivent faire l'objet d'un débat au Parlement le 8 décembre.
Somalie
Les pirates se frottent les mains après la rançon de l'Alakrana
Le versement d'une rançon estimée à quatre millions de dollars par les pirates, pour la libération mardi du thonier espagnol Alakrana, a été saluée dans une ambiance festive à Harardhere, village côtier somalien où le bateau était retenu captif. En outre, le porte-conteneurs américain Maersk-Alabama, déjà capturé en avril par les pirates, a échappé lundi à une nouvelle attaque au large de la Somalie, alors que le capitaine d'un cargo aux mains des pirates est mort des suites de blessures par balles. Le marin, dont on ignore encore la nationalité, avait été emmené dans le village d'Harardhere, repaire de pirates à 300 km au nord de Mogadiscio, « pour y être soigné », selon un membre d'un groupe de pirates basés sur place. « Il a ensuite été ramené à bord de son bateau mais était dans un état grave. »


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef