L’épouse du président français, Carla Bruni, était hier l’invitée de l’épouse de l’émir du Qatar, cheikha Moza al-Misnid. Photo AFP
La veille, la France et l'Arabie saoudite se sont accordées sur la nécessité de relancer le processus de paix au Proche-Orient au plus vite et ont manifesté leur fermeté à l'égard de l'Iran, à l'occasion de la visite de M. Sarkozy dans le royaume.
Lors d'entretiens « approfondis » qui se sont prolongés tard dans la nuit de mardi à mercredi, M. Sarkozy et le roi Abdallah d'Arabie saoudite « sont convenus qu'il fallait des initiatives rapides pour relancer le processus de paix », selon une source à la présidence française. Le roi Abdallah « est sur la même longueur d'onde que la France sur la nécessité de relancer le processus de paix », a ajouté cette source. L'entretien entre les deux hommes - dont deux heures et demie en tête à tête - s'est déroulé au « ranch » privé du souverain saoudien à Jenadriya, près de Riyad, où le président français a passé la nuit.
Sur le dossier de l'Iran, qui inquiète ses voisins arabes du Golfe, les deux hommes « ont manifesté leur préoccupation face à la situation actuelle » et leur fermeté face à Téhéran, selon la source de l'Élysée. Le président français « a réitéré l'importance pour l'Iran de saisir la chance offerte pour relancer le dialogue », mais estimé que les Iraniens devaient « la saisir vite car la patience de la communauté internationale n'est pas infinie ».
Sur un autre plan, le président français a « salué le rapprochement » entre l'Arabie saoudite et la Syrie qui, selon lui, « est essentiel pour la stabilité de la région », d'après la source de l'Élysée. Ils ont par ailleurs évoqué le conflit en cours entre l'armée yéménite et les rebelles zaïdites dans le nord du Yémen, près de la frontière avec le royaume, qui est intervenu dans les combats le 3 novembre après la mort d'un de ses gardes-frontières. Selon l'agence officielle saoudienne, M. Sarkozy a souligné « le droit de l'Arabie saoudite à se défendre ». Les deux hommes ont également abordé les relations bilatérales et le président français s'est félicité que le partenariat entre les deux pays soit devenu « stratégique », selon la source de l'Élysée.

