« Nous n'avons pas perdu le premier match. Nous l'avons gagné. Il n'y a aucune raison de paniquer », tempère Guus Hiddink, l'entraîneur de l'équipe russe, qui menait 2 à 0 au match aller avant d'encaisser un but à deux minutes de la fin.
« Nous menions 2 à 0, et nous avons eu de nombreuses occasions d'accroître notre avance, regrette Hiddink. Mais il ne faut pas passer d'un extrême à l'autre. » L'entraîneur russe a d'ailleurs prévu de reconduire dans ses grandes lignes l'équipe victorieuse à l'aller, avec notamment Andrei Ashavin (Arsenal) en attaque. « Nous devrons être concentrés pendant tout le match. Ce sera la clé pour espérer se qualifier », avance le gardien de but Igor Akinfeev.
De son côté, la Slovénie, pays indépendant depuis 1991, vise une deuxième participation à une Coupe du monde, après celle de 2002. L'objectif est à portée de crampons : un « petit » but mercredi enverrait les Slovènes en Afrique du Sud. Aussi, le capitaine et gardien Samir Handanovic assure que ses coéquipiers sont « prêts pour le match le plus dur de leur vie ».
L'entraîneur Matjaz Kek a décidé de reconduire le même groupe qu'à Moscou mais a évoqué l'éventualité de changements tactiques. Il compte sur l'appui « du 12e homme » et de la pelouse naturelle de Maribor pour renverser la vapeur.
« Le synthétique à Moscou a sapé une grande partie de notre énergie », a-t-il relevé, confiant que ses troupes peuvent remonter le 2-1 concédé à l'aller. D'ailleurs, les trois derniers jours ont été essentiellement consacrés à la récupération.
Cette rencontre revêt une importance qui dépasse le simple cadre du sport.
La preuve : les présidents russe Dmitri Medvedev et slovène Danilo Türk ainsi que le Premier ministre slovène Borut Pahor figureront mercredi parmi les 12 000 spectateurs du stade de Maribor.

