Les retards à répétition du 787 ont conduit Boeing à inscrire une perte de 1,6 milliard de dollars au troisième trimestre.
«D'après tout ce que nous voyons, nous allons voler cette année », a déclaré le patron de l'aéronautique civile de Boeing, Jim Albaugh, dans un entretien au Financial Times.
« Mais j'ai passé beaucoup de temps avec les fusées, et la dernière chose au monde qu'on recherche c'est la fièvre du lancement : essayer de lancer quelque chose juste parce qu'on a une date limite. On fera voler cet avion quand il sera prêt », a ajouté M. Albaugh, qui a pris la tête de l'aviation civile, après avoir dirigé les activités défense et espace de Boeing, à la suite des retards à répétition du programme Dreamliner.
Ces déclarations interviennent alors que Boeing continue à faire part de progrès dans les travaux de réparation à la suite de problèmes rencontrés ces derniers mois sur le fuselage des premiers modèles du 787 : des modifications ont été apportées mercredi au fuselage du premier avion de la gamme, et durant le week-end deux autres appareils ont bénéficié de ces améliorations.
« Maintenant nous nous concentrons sur l'achèvement de tests statiques d'ici à la fin du mois, ce qui validera les modifications » apportées, a déclaré le directeur du programme 787, Scott Fancher, cité dans un communiqué. Les tests statiques consistent à appliquer à l'avion des charges pour simuler des conditions normales et extrêmes de vols.
Après une dizaine de jours nécessaires pour analyser ces tests, « nous achèverons les préparatifs du vol, ce qui devrait prendre environ trois semaines », avait indiqué la semaine dernière une porte-parole.
Les retards à répétition du 787 ont conduit Boeing à inscrire une perte de 1,6 milliard de dollars au troisième trimestre et diviser par plus de trois ses prévisions de bénéfices pour l'année.

