Cet appel, survenu à la suite du tapage médiatique récent occasionné par l'affaire des résidus de pesticides dans les fruits et légumes et leurs conséquences, a été motivé par un sentiment d'urgence quant à la santé publique et le désir de remédier au problème posé par l'usage erroné des produits chimiques par les agriculteurs.
En la présence du secrétaire général adjoint de l'Union des ingénieurs agronomes arabes, M. Fakhr Dakroub, et de nombreux représentants du secteur de l'ingénierie agricole, M. Alayli a déclaré qu'il refusait que les agriculteurs et les consommateurs « soient victimes de l'absence de régulation et de normes qui laisse le terrain libre aux rumeurs infondées ».
M. Alayli a donc appelé à faire pression sur le gouvernement pour mettre en place des ateliers publics de formation agricole, un comité d'experts pour étudier, définir et contrôler l'usage des pesticides et engrais agricoles, ou encore attribuer plus d'importance et de subventions aux laboratoires d'analyse dépendant du ministère de l'Agriculture. Au niveau législatif, il a souhaité que la régulation soit appliquée aux produits précités avec la participation des ingénieurs agronomes pour déterminer les normes d'utilisation des pesticides et leurs dangers.
Notons que le ministre de l'Économie et du Commerce Mohammad Safadi et son homologue à l'Agriculture Hussein Hajj Hassan devraient se réunir aujourd'hui pour débattre du problème des pesticides agricoles et de leurs conséquences sur la santé publique.


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