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Liban - Initiative

LiveLebanon pour encourager les émigrés libanais à investir dans leur pays

Le PNUD a lancé hier le projet LiveLebanon qui a pour but de connecter les Libanais dans le monde entre eux et de les encourager à financer des projets de développement dans leur propre pays. 
« Click, Commit, Change » (Cliquez, engagez-vous et changez les choses). Tels sont les trois verbes choisis en anglais comme slogan du projet LiveLebanon mis en place par le PNUD. Grâce à ce projet, les Libanais de l'étranger pourront directement financer des projets dans leurs propres villages et localités d'origine. Hier donc, l'organisme onusien a lancé le projet, inaugurant le site Internet www.livelebanon.net à travers lequel les émigrés peuvent entrer en contact avec le PNUD, consulter les projets disponibles dans leurs villages et contribuer à leur financement.
C'est la première fois que le PNUD met en place un projet du genre, non seulement au Liban mais dans le monde.
Dans un entretien avec L'Orient-Le Jour, la représentante permanente du PNUD au Liban, Marta Ruedas, a indiqué que depuis qu'elle a entamé son mandat à Beyrouth, elle pense à ce projet, car le Liban figure sur la liste des pays ayant le plus d'émigrés dans le monde. « D'ailleurs, en matière de fonds envoyés au pays par les Libanais de l'étranger, le Liban figure au sixième rang. Et selon diverses sources, chaque année la diaspora libanaise envoie entre cinq et six milliards de dollars au pays », affirme-t-elle.
Mme Ruedas ajoute qu'il « ne faut pas que les bénéfices de l'émigration restent vagues, il sera bon si des fonds sont utilisés pour favoriser le développement du pays. Au Liban, l'argent envoyé par les émigrés va directement à leurs familles mais on sait aussi qu'il y a des Libanais de l'étranger qui veulent aider leur communauté, en contribuant à la construction d'une école, d'une église ou d'une mosquée ».
Le projet LiveLebanon offre aux émigrés libanais un mécanisme capable de les aider à contribuer au développement de leur communauté. Ainsi, sur le site Internet lancé hier, des projets dans trente villages du Liban-Sud, de la Békaa, du Mont-Liban et du Liban-Nord ont été identifiés, et ce grâce à un travail conjoint entre le PNUD et les collectivités locales. « Les émigrés peuvent consulter le site, voir les projets disponibles et entrer en contact avec le PNUD pour verser de l'argent », explique Mme Ruedas.
Et si leur village n'existe pas pour le moment sur le site, donc il n'y a aucun projet disponible pour leur localité, les émigrés peuvent poster leurs suggestions.
Interrogée sur les projets disponibles, la représentante permanente du PNUD au Liban indique qu'il « s'agit de divers projets de développement relatifs aux jeunes, à la santé, au social, à l'économie, à l'agriculture. Il peut s'agir de la construction de canaux d'irrigation, du financement d'un dispensaire ou de la création d'un terrain de foot par exemple. »

Gestion et transparence
« Pour que le projet soit possible, il faut générer des réseaux de communication et entrer en contact avec les Libanais de l'étranger », indique Mme Ruedas. Dans ce cadre, des contacts ont été effectués avec les ambassades étrangères à Beyrouth, afin qu'elles entrent en contact, à leur tour, avec des Libanais établis dans leur pays ainsi qu'avec des associations d'amitié entre le Liban et d'autres pays. Il y aura des contacts avec les Libanais établis dans les pays arabes, en Amérique latine, en Australie, au Canada, en Afrique, aux États-Unis...
Le projet se fait également en partenariat avec le gouvernement libanais qui mobilisera ses ambassades, mais c'est le PNUD qui est chargé de la gestion du projet.
Mme Ruedas est confiante à ce sujet : « Notre suivi du projet sera actif. Nous serons entièrement en charge du projet et nous mettons à la disposition des émigrés des mécanismes de transparence. »
 Elle ajoute que « le Liban a une émigration atypique. La majorité de la diaspora est bien formée, éduquée et relativement riche. Grâce à notre projet, les émigrés pourront donner les sommes qu'ils désirent, que ce soit 1 000 dollars ou 10 dollars ». Le PNUD a déjà plusieurs partenaires pour mettre en place le projet, notamment la Bank Audi qui prendra en charge la médiation financière. Par exemple, si des dons sont effectués à travers les cartes de crédit émises par la banque, il n'y aura pas de forfaits prélevés.
Un autre partenaire est la chaîne internationale d'hôtels Golden Tulip, qui proposeront à leurs clients, dans le monde entier, de contribuer avec une petite somme pour financer le projet LiveLebanon.
« Nous ne savons pas à quoi nous attendre, LiveLebanon est un projet pilote dans le monde entier. On ne peut donc le comparer à aucun autre projet », indique Mme Ruedas, espérant que le projet réussira. « Si les émigrés libanais donnent 0,01 % des cinq milliards qu'ils envoient chaque année au Liban, le projet recevra 500 000 dollars et cela change beaucoup de choses en matière de développement. »
Hier, c'est au vieux cinéma Le Dôme au centre-ville que le projet a été lancé en présence notamment de la représentante permanente du PNUD et du directeur général du ministère des Émigrés Haytham Joumaa.
Ghaleb Farha, homme d'affaires libanais établi à Dubaï, a été nommé ambassadeur de bonne volonté pour le Golfe. Il sera en charge notamment de mettre en place des réseaux entre Libanais capables d'aider leur pays. Des ambassadeurs de bonne volonté seront nommés, ultérieurement, dans toutes les parties du monde.
Aujourd'hui, sur le même thème, une exposition et un concert se tiendront de 18 h à 20 h au cinéma Le Dôme.
Mis à part le site www.livelebanon.net, on peut avoir accès au projet LiveLebanon via Facebook et Twitter. Pour plus d'informations, vous pouvez également envoyer un mail aux adresses suivantes info@livelebanon.net ou anne.kahl@undp.org.
« Click, Commit, Change » (Cliquez, engagez-vous et changez les choses). Tels sont les trois verbes choisis en anglais comme slogan du projet LiveLebanon mis en place par le PNUD. Grâce à ce projet, les Libanais de l'étranger pourront directement financer des projets dans leurs propres villages et localités d'origine. Hier donc, l'organisme onusien a lancé le projet, inaugurant le site Internet www.livelebanon.net à travers lequel les émigrés peuvent entrer en contact avec le PNUD, consulter les projets disponibles dans leurs villages et contribuer à leur financement. C'est la première fois que le PNUD met en place un projet du genre, non seulement au Liban mais dans le monde. Dans un entretien avec L'Orient-Le Jour, la représentante...
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