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Liban - Pause Verte

Du positif en pleine crise

Pour tous ceux qui se préoccupent de l'avenir de la planète, la dégradation qu'on observe un peu partout et la crainte des effets du changement climatique sont pénibles à vivre. Il est difficile, dès lors, de résister à la tentation de lancer des cris d'alarme, de dénoncer les atteintes à l'environnement et, souvent, de se montrer assez pessimiste et alarmant.
On peut passer pour un oiseau de mauvais augure et le risque est grand que le matraquage incessant de mauvaises nouvelles ne lasse le public, qu'il vienne d'articles de journaux, de rapports d'experts ou de discours d'officiels.
Toutes ces craintes sont réelles. Mais, s'il y a danger, il est indispensable que le public en soit informé. Néanmoins, que lui apporte-t-on quand on crie au loup, sans proposer de solutions ?
Le monde est préoccupé actuellement par le changement climatique, le seul problème majeur réellement global qu'ait jamais connu l'humanité. Et de sa réponse, dont une ébauche sera connue en décembre à l'issue du sommet de Copenhague, dépendra sa capacité de faire face à un fléau mondial comme celui-là. Mais le changement climatique est le problème par excellence qui concerne tout le monde : individus, organisations, gouvernements. Il peut être combattu à tous ces niveaux.
La sensibilisation aux diverses ramifications de ce phénomène mondial devrait, en toute logique, tenir compte de deux facteurs : d'une part le droit à l'information, d'autre part l'incitation à l'action. Lors d'une intervention très remarquée au cours d'une conférence mondiale sur le changement climatique à Copenhague, l'association Environment Defense Fund  (EDF) s'est adressée à un grand nombre de journalistes pour les encourager à présenter les problèmes liés au changement climatique de manière « positive ». Mettre en relief les success stories  dans le domaine des énergies alternatives par exemple. Se souvenir que les périodes de crise sont des périodes de changement, et qu'il faut s'embarquer dans une nouvelle voie au lieu de se lamenter. Montrer les glaciers qui fondent, les ours polaires perdus au milieu de la banquise, les catastrophes naturelles, mais aussi donner aux gens les moyens d'agir et leur rappeler les implications économiques de leurs initiatives.
La sensibilisation, la conscientisation réunissent sans doute ces deux aspects. En tant qu'êtres humains, nous sommes appelés à comprendre que nous vivons une période charnière, dans une époque peu ordinaire. Il est peut-être douloureux de constater que tout notre mode de vie moderne et si confortable par tant d'aspects est aussi générateur de catastrophes écologiques dont nous, et surtout les générations futures, seront les victimes. Cette culpabilité est loin de nous réjouir et pourtant, le premier choc passé, il faut agir.
Agir à un niveau personnel, mais aussi politique. Hier, dans un spectacle symbolique à Raouché, l'association IndyAct a poussé le nouveau gouvernement à faire du changement climatique sa priorité. Le Liban se décidera-t-il, bien qu'il soit un des petits pays de la planète et certainement pas un de ses gros pollueurs, à figurer sur la liste des nations qui font entendre leur voix et suivent de près les négociations ? Ne serait-ce que pour veiller sur ses propres intérêts ?
C'est peut-être difficile à demander d'un pays qui a mis plus de quatre mois à former un gouvernement, et qui reste balloté entre les influences étrangères contradictoires. Mais un changement climatique mondial intéresse tout le monde, sans exception. On peut espérer une multiplication des initiatives personnelles et gouvernementales pour mettre au point des projets réduisant les émanations de gaz à effet de serre. Pourquoi pas, après tout, dans un pays où tout reste à faire ?
« Les gens heureux n'ont pas d'histoire », dit le dicton. Il se peut bientôt que les gens heureux, et entreprenants surtout, soient bientôt les premiers sollicités pour leurs histoires.
Pour tous ceux qui se préoccupent de l'avenir de la planète, la dégradation qu'on observe un peu partout et la crainte des effets du changement climatique sont pénibles à vivre. Il est difficile, dès lors, de résister à la tentation de lancer des cris d'alarme, de dénoncer les atteintes à l'environnement et, souvent, de se montrer assez pessimiste et alarmant.On peut passer pour un oiseau de mauvais augure et le risque est grand que le matraquage incessant de mauvaises nouvelles ne lasse le public, qu'il vienne d'articles de journaux, de rapports d'experts ou de discours d'officiels. Toutes ces craintes sont réelles. Mais, s'il y a danger, il est indispensable que le public en soit informé. Néanmoins, que lui apporte-t-on quand on crie au loup,...
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