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Liban - Parlement

L’esprit consensuel a régi également les élections des commissions parlementaires

Avec le déblocage du dossier gouvernemental, les élections des commissions parlementaires sont passées comme une lettre à la poste, hier, mais seulement au terme de contacts destinés à régler le problème du dosage politique.

Les bancs des parlementaires enfin garnis dans l’hémicycle. Photo Marwan Assaf

C'est avec une heure de retard que la Chambre s'est réunie hier pour procéder aux élections de ses commissions. Un retard qui s'explique par les contacts entrepris afin d'assurer le dosage politique de sorte à ce que les députés du 14 Mars restent majoritaires au sein des commissions présidées par le 8 Mars.
Les tractations relatives aux élections avaient commencé juste après la formation du gouvernement et s'étaient poursuivies dans la matinée, à la faveur d'une réunion que le Premier ministre Saad Hariri et le président de la Chambre, Nabih Berry, ont tenu dans le bureau de ce dernier. Entre-temps, une ambiance bon enfant régnait dans l'hémicycle où les députés discutaient entre eux, apparemment heureux à la perspective de pouvoir enfin exercer normalement leurs responsabilités.
Ce délai n'est cependant pas du goût du député Nicolas Fattouche qui en fait la remarque au président de la Chambre, à l'ouverture de la réunion vers 11h 30, d'autant qu'entre-temps de petits bouts de papier étaient remis aux parlementaires. Le député de Zahlé ne cache pas sa contrariété face aux « papiers voyageurs » et à ce qu'il considère comme un « nouvel usage qui risque de constituer un précédent grave ». Selon lui, cette forme d'entente qui précéde les élections est à l'antipode de la démocratie et ôte aux élections des commissions tout sens. Le député Estéphan Doueihy abonde dans le même sens, ce qui fait dire à M. Berry : « Ne faites pas de la surenchère. J'œuvre pour l'entente. Si cela ne vous plaît pas, procédez aux élections. » Mais la discussion s'arrête là.
M. Fattouche proteste ensuite parce que M. Hariri et les ministres-députés sont installés au banc du gouvernement alors qu'ils n'ont pas encore obtenu la confiance du Parlement. Visiblement excédé, M. Berry répond que cela n'a aucune importance.
Les élections des commissions se déroulent ensuite rapidement. Leurs résultats montrent effectivement un parfait dosage politique, similaire à quelques variations près à la configuration de l'ancienne Chambre. L'élection des présidents et des rapporteurs est tout aussi rapide. La majorité obtient la présidence de 9 commissions contre 7 pour l'opposition. À la tête de la commission des Finances, c'est M. Ibrahim Kanaan (Réforme et Changement) qui est élu. L'élection d'un président et d'un rapporteur de la commission de l'Environnement est ajournée, M. Hamadé, pressenti pour en assurer la présidence, étant à l'étranger.

C'est avec une heure de retard que la Chambre s'est réunie hier pour procéder aux élections de ses commissions. Un retard qui s'explique par les contacts entrepris afin d'assurer le dosage politique de sorte à ce que les députés du 14 Mars restent majoritaires au sein des commissions présidées par le 8 Mars.Les tractations relatives aux élections avaient commencé juste après la formation du gouvernement et s'étaient poursuivies dans la matinée, à la faveur d'une réunion que le Premier ministre Saad Hariri et le président de la Chambre, Nabih Berry, ont tenu dans le bureau de ce dernier. Entre-temps, une ambiance bon enfant régnait dans l'hémicycle où les députés discutaient entre eux,...
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