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Moyen Orient et Monde - États-Unis

Obama part restaurer le prestige régional de l’Amérique en Asie

Le président US a prévenu que l'engagement américain en Afghanistan ne serait pas sans fin.
Le président américain Barack Obama est parti hier pour l'Asie après avoir prévenu que l'engagement américain en Afghanistan ne serait pas sans fin, et alors que des réticences apparaissent dans son entourage sur l'envoi de renforts militaires.
Après huit ans d'une intervention de plus en plus impopulaire et qui a coûté la vie à plus de 800 soldats américains, M. Obama « pense qu'il faut signifier clairement au gouvernement afghan que notre engagement n'est pas illimité », a indiqué un responsable de la Maison-Blanche, à l'issue d'un nouveau conseil de guerre destiné à examiner différentes options stratégiques. Le même responsable a une fois de plus insisté sur les préoccupations de Washington vis-à-vis du pouvoir à Kaboul, en matière de sécurité et corruption notamment, en soulignant qu'« après des années au cours desquelles les Américains se sont investis de manière substantielle, la gouvernance en Afghanistan doit s'améliorer dans un délai raisonnable pour que nous réussissions à transférer les responsabilités à notre partenaire afghan ».
Les forces de l'OTAN en Afghanistan pourraient commencer à transférer certains districts aux autorités afghanes à partir de l'année prochaine, a déclaré de son côté à Londres le secrétaire général de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen. Le transfert de responsabilité se fera à mesure que « les capacités (des Afghans) progressent », a-t-il ajouté.
Mais alors que le président n'a toujours pas tranché sur la demande de ses généraux sur le terrain, qui réclameraient 40 000 renforts aux 68 000 militaires américains déjà déployés, la presse a fait état de réticences au sein même de l'équipe Obama. La réunion de mercredi a permis de dégager quatre options, selon la presse. Outre l'accession à la demande du général Stanley McChrystal, le commandant américain en Afghanistan, celles-ci iraient du déploiement de 10 000 à 15 000 hommes, principalement des instructeurs pour renforcer les capacités de l'armée afghane, à une fourchette de 20 000 à 25 000, ou encore 30 000 renforts.
Le secrétaire à la Défense Robert Gates et la secrétaire d'État Hillary Clinton, ainsi que le chef d'état-major interarmées américain, l'amiral Michael Mullen, seraient notamment partisans de cette dernière hypothèse, le vice-président Joe Biden passant pour plus réticent.
M. Obama, lui, se serait notamment préoccupé du soutien à attendre des gouvernements afghan mais aussi pakistanais, pays où les talibans sont également très présents. L'administration a d'ailleurs réorienté ses priorités dans la région vers une stratégie dite « AfPak », liant les deux conflits.
Et alors que des voix accusent M. Obama de faire traîner sa décision en longueur, celle-ci ne devrait en tout cas pas intervenir avant neuf jours, durée de la tournée asiatique qu'entame le président américain aujourd'hui.
Barack Obama a quitté Washington hier à destination de l'Asie, où il doit s'efforcer de redonner à l'Amérique son lustre de puissance régionale sur un continent de plus en plus soumis à l'influence chinoise.
M. Obama commence par se rendre chez le grand allié japonais, où il aura des entretiens aujourd'hui avec le nouveau Premier ministre Yukio Hatoyama, moins aligné que ses prédécesseurs sur la politique américaine.
Il participera dimanche au forum économique Asie-Pacifique (APEC) à Singapour et sera le premier président à rencontrer collectivement les dix dirigeants des pays de l'Asean (Association des pays de l'Asie du Sud-Est), y compris le Premier ministre de Birmanie, l'une des bêtes noires des États-Unis.
Il s'envolera dimanche soir pour la Chine, d'abord Shanghaï, puis Pékin. Il y rencontrera le président Hu Jintao pour discuter des relations toujours compliquées entre deux pays à la fois rivaux et interdépendants. Il achèvera son périple jeudi en Corée du Sud, autre allié des États-Unis.
Le président américain Barack Obama est parti hier pour l'Asie après avoir prévenu que l'engagement américain en Afghanistan ne serait pas sans fin, et alors que des réticences apparaissent dans son entourage sur l'envoi de renforts militaires.Après huit ans d'une intervention de plus en plus impopulaire et qui a coûté la vie à plus de 800 soldats américains, M. Obama « pense qu'il faut signifier clairement au gouvernement afghan que notre engagement n'est pas illimité », a indiqué un responsable de la Maison-Blanche, à l'issue d'un nouveau conseil de guerre destiné à examiner différentes options stratégiques. Le même responsable a une fois de plus insisté sur les...
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